Tu pensais ton bac en poche suffisait pour débarquer en amphi à la rentrée ? Réfléchis bien. Un tout nouveau rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’excellence académique vient de lâcher une véritable bombe sur l’enseignement supérieur français.
Les sénateurs proposent de rayer d’un trait de plume le droit automatique d’accès à l’université pour tous les bacheliers. D’après eux, le niveau d’exigence de l’examen aurait chuté. Résultat : le bac ne serait plus qu’une simple condition d’inscription.
Compte tenu du faible niveau d’exigence désormais associé à cet examen, l’accès au premier cycle ne constituera plus un droit, mais une possibilité reposant sur l’examen des capacités et du projet de chaque bachelier.
Vers des frais de scolarité multipliés par cinq
Ce n’est pas la seule mesure explosive de ce document de 10 recommandations. Pour combler le déficit chronique des établissements, le rapport défend une hausse historique des frais de scolarité.
Actuellement fixés à 178 euros pour une licence, les droits d’inscription pourraient grimper en flèche pour atteindre 900 euros. Pour un master, la note passerait à 1 300 euros. Une augmentation drastique censée représenter moins de 10 % du coût réel des formations selon ses défenseurs.
- Suppression du droit d’accès automatique garanti par le baccalauréat.
- Hausse des frais d’inscription à 900 euros en licence et 1 300 euros en master.
- Volonté de laisser les universités écarter les profils jugés sans les prérequis nécessaires.
- Refonte totale du système de bourses pour s’indexer sur l’inflation.
Une mesure loin de faire l’unanimité
Cependant, cette vision libérale et sélective est loin de mettre tout le monde d’accord au sein même de l’hémicycle. Le président communiste de la commission, Pierre Ouzoulias, s’est ouvertement opposé à ces pistes qu’il juge dangereuses pour l’égalité des chances.
Alors, simple coup de pression politique ou véritable révolution pour le campus de demain ? Une chose est sûre, le modèle de l’université publique telle qu’on la connait pourrait bien changer radicalement pour les prochaines générations.







