C’est la grosse polémique de la semaine dans la sphère politique et éducative. Après la présentation des grandes orientations financières par le Premier ministre Sébastien Lecornu, l’absence de l’école dans les ministères prioritaires a mis le feu aux poudres.
Face à la montée des critiques, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a tenu à recadrer les choses rapidement. Lors d’un déplacement officiel à Nancy, il a balayé d’un revers de main les rumeurs annonçant une cure d’austérité pour l’enseignement scolaire.
Une hausse confirmée de 800 millions d’euros
Le message du gouvernement se veut rassurant pour la rentrée prochaine et les mois à venir. Le budget de l’Éducation nationale va bien progresser dans le prochain projet de loi de finances, malgré un contexte budgétaire global extrêmement tendu.
Édouard Geffray a rappelé que cette rallonge avait déjà été actée à la fin de l’été. Concrètement, l’enveloppe globale bénéficiera d’une augmentation d’au moins 800 millions d’euros, et ce, en dépit d’une baisse démographique qui entraîne une diminution du nombre d’élèves sur les bancs de l’école.
Les syndicats et l’opposition restent sur leur faim
Malgré cette mise au point ministérielle, le compte n’y est pas pour tout le monde. Les syndicats enseignants montent au créneau pour dénoncer un effet d’annonce en trompe-l’œil qui ne suffira pas à éponger les besoins réels des établissements.
Du côté de la FSU-SNUipp, la secrétaire générale Aurélie Gagnier déplore une dégradation continue qui va perdurer, notamment sur le front des remplacements et des postes spécialisés. Les organisations syndicales pointent également du doigt le gel persistant du point d’indice qui plombe durablement le pouvoir d’achat des professeurs.
Le bras de fer budgétaire ne fait donc que commencer à l’approche des débats parlementaires.







