Avec « Digger », Tom Cruise s’est creusé son propre gouffre financier

Tu pensais Tom Cruise totalement invincible au box-office, mais sa satire noire Digger vient de signer le pire démarrage commercial de sa carrière moderne.
digger tom cruise

Tu croyais la star intouchable après le triomphe mondial de son retour aérien dans Top Gun Maverick. Pourtant, le réveil s’avère particulièrement glacial ce lundi à Hollywood. Le tout nouveau projet cinématographique de Tom Cruise vient de s’écraser lourdement dans les salles obscures.

Les premiers relevés communiqués par les exploitants américains font trembler toute l’industrie. Le film récolte seulement huit millions de dollars dans plus de 3 300 cinémas nord-américains. À l’international, les entrées ajoutent douze millions pour atteindre un triste total mondial de vingt millions de dollars.

Pour trouver une ouverture aussi faible chez l’acteur, tu dois remonter à l’année 2007. Son drame politique Lions et Agneaux avait attiré un public tout aussi confidentiel. Pourtant, ce film d’époque disposait d’un budget minuscule par rapport au chantier actuel.

Un budget qui dérape et une facture totale délirante

Selon les révélations du média spécialisé Variety, Warner Bros avait d’abord fixé une enveloppe de 125 millions de dollars. La production mexicaine et britannique a rapidement accumulé les retards coûteux. L’addition finale pour le seul tournage oscille finalement entre 160 et 180 millions de dollars.

À cette somme astronomique s’ajoutent environ 100 millions de dollars de dépenses marketing à travers le globe. Warner Bros cumule donc près de 280 millions d’engagements financiers sur cette seule production. Pour rentabiliser un tel investissement, les experts estimaient qu’il fallait atteindre 350 millions de recettes en salles.

Digger pourrait faire perdre entre 150 et 200 millions de dollars aux caisses de Warner Bros selon les prévisions du secteur.

Les spécialistes consultés par le journal Deadline prévoient une catastrophe industrielle sans appel. Le long-métrage pourrait terminer sa course mondiale avec un maigre pactole de 50 millions de dollars. Le trou d’air financier dépasserait alors largement les 150 millions de pertes nettes.

Quand la métamorphose physique fait fuir les spectateurs

Devant la caméra du réalisateur oscarisé Alejandro González Iñárritu, Tom Cruise prend un virage artistique radical. L’acteur range définitivement sa moto et ses cascades vertigineuses au placard. Il choisit d’arborer une fausse calvitie, des prothèses corporelles et un chapeau de cow-boy texan.

Il incarne un magnat pétrolier cynique confronté à une gigantesque marée noire dont il porte la responsabilité. Cette comédie noire et grinçante visait clairement les cérémonies des Oscars. Malheureusement pour la production, le grand public n’a pas du tout adhéré à cette proposition déconcertante.

L’institut américain CinemaScore enregistre une note spectateurs particulièrement brutale de C+, un niveau historiquement bas pour la star. Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, les critiques professionnelles plafonnent également à un modeste score de 51 %. Les amateurs d’adrénaline se sentent trahis par ce rôle grotesque et déroutant.

Une concurrence féroce et un public qui choisit d’autres salles

Pendant que ce projet d’auteur s’enfonce dans les profondeurs du classement, d’autres propositions cartonnent sans forcer. L’adaptation littéraire Verity portée par Anne Hathaway s’installe tranquillement au sommet avec 32 millions de dollars. Même des productions plus modestes devancent largement la tête d’affiche la plus célèbre de la planète.

Le film termine son premier week-end américain à une piteuse cinquième place. Il se retrouve au coude-à-coude avec des thrillers indépendants au budget dix fois inférieur. Cette sanction immédiate prouve que le nom d’une star ne suffit plus à remplir les cinémas.

  • Le nouveau film d’horreur Resident Evil s’empare de la deuxième place avec plus de 12 millions de dollars.
  • Le drame Heart of the Beast avec Brad Pitt attire également un large public avec 11 millions de recettes.
  • Le thriller Primetime distribué par le studio A24 continue son parcours solide en dépassant les 34 millions cumulés.

Séisme chez Warner Bros et grand ménage dans les bureaux

Cette déroute intervient au pire instant stratégique pour la direction de Warner Bros. Le studio finalise actuellement sa fusion géante de 111 milliards de dollars avec le groupe Paramount Skydance. David Ellison, le futur patron de l’empire, surveillait déjà de près les dépenses incontrôlées des équipes en place.

Le couperet est tombé sans attendre sur les responsables du pôle cinéma. Michael De Luca et Pamela Abdy quittent précipitamment leurs fauteuils de dirigeants. Ils paient cash cette accumulation d’échecs coûteux sur les projets d

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