Neuf mois après la mort de Brigitte Bardot, le clan de l’actrice explose en plein vol. Une vente aux enchères controversée met le feu aux poudres entre son dernier mari et son fils unique. Les coulisses de cette succession révèlent des rancœurs familiales enfouies depuis des décennies.
Bernard d’Ormale a partagé la vie de la star pendant 34 ans. Aujourd’hui, l’homme de 85 ans assiste impuissant à la dispersion des souvenirs de son couple. Face à lui, Nicolas-Jacques Charrier, seul héritier direct de l’actrice, impose sa propre gestion du patrimoine familial.
La vente aux enchères qui met le feu aux poudres
Tout a basculé le 21 septembre à l’Hôtel Drouot à Paris. La maison de ventes Millon y a dispersé 285 lots personnels ayant appartenu à l’icône. Ces meubles et objets souvenirs provenaient directement de son appartement situé rue de la Tour, dans le 16e arrondissement parisien.
Dans les colonnes du quotidien régional Nice-Matin, Bernard d’Ormale a laissé éclater une colère noire contre cette démarche commerciale. Il refuse de voir la mémoire de sa femme bradée aux plus offrants sans son consentement.
« Pourquoi aller vendre Brigitte ainsi à la découpe alors qu’ils n’ont pas besoin de fric ? C’est scandaleux de la dépouiller ainsi ! »
Pour le fils de l’actrice, la motivation se veut avant tout logistique et pratique. La Fondation Brigitte Bardot explique que Nicolas-Jacques Charrier a hérité de ce logement parisien. Il voulait simplement éviter que ces objets ne finissent oubliés dans un garde-meubles poussiéreux.
Un mariage non reconnu et un veuf en logement social
Ce conflit met en lumière la situation matérielle très précaire de Bernard d’Ormale. L’homme qui a partagé le quotidien de l’icône réside désormais dans un petit logement social à Saint-Tropez. Il vit loin du faste de la Madrague et du patrimoine immobilier de l’actrice.
Cette situation résulte en réalité d’un choix personnel combiné à une faille juridique majeure. Bernard d’Ormale a toujours affirmé avoir refusé les donations du vivant de son épouse, par pure fierté personnelle. Il voulait éviter qu’on ne l’accuse d’avoir profité de sa fortune.
Leur union religieuse, célébrée en Norvège en 1992, n’a jamais été validée par l’état civil français. Sans contrat de mariage reconnu par le droit français, le veuf ne possède aucun statut légal protecteur. Il se retrouve privé de tout recours juridique concret face aux décisions de l’héritier légitime.
Éviction brutale à la Fondation Brigitte Bardot
La tension ne s’arrête pas aux portes des salles des ventes parisiennes. Bernard d’Ormale vient également de perdre la présidence de la Fondation Brigitte Bardot. Le conseil d’administration a choisi d’élire Max Guazzini, ancien patron du groupe NRJ et secrétaire général de l’organisation depuis 2020.
Le veuf affirme avoir appris son éviction avec une totale stupéfaction lors du vote officiel. Les statuts prévoyaient un renouvellement annuel, mais l’ancien compagnon pensait son mandat pérenne. L’entourage de la fondation invoque un profond désaccord éthique pour justifier ce changement de direction.
Selon le journaliste Henry-Jean Servat, ami proche de Brigitte Bardot pendant quarante ans, Bernard d’Ormale aurait même été expulsé du conseil d’administration avec son avocate. Une version contestée par l’organisation, mais qui illustre la violence des règlements de comptes internes.
La crainte d’un pillage mémoriel à La Madrague
Aujourd’hui, Bernard d’Ormale ne peut plus se rendre à La Madrague qu’en journée et sous la surveillance de vigiles. Son avocate, Maître Aurélie-Caroline Vieugué, dénonce des dépenses de gardiennage inutiles qui privent la cause animale de fonds précieux.
Le veuf redoute désormais que le mobilier de ses résidences communes subisse le même sort que l’appartement parisien. Les collections accumulées pendant trois décennies pourraient un jour être dispersées aux enchères sans distinction entre ses biens et ceux de l’actrice.
La Fondation Brigitte Bardot tente de rassurer le public en affirmant que la propriété tropézienne et celle de Bazoches resteront totalement intactes. Mais pour Bernard d’Ormale, le lien de confiance est brisé et la bataille pour la mémoire de l’icône ne fait que commencer.