Des disparitions tragiques enfin élucidées
Pendant des mois, les familles de Jacques Pakeso, originaire de Nouvelle-Calédonie, et de Mike Gineste, Tahitien engagé dans la Légion étrangère, ont vécu dans l’angoisse. Le premier n’avait plus donné signe de vie depuis mai 2022 après ses classes à Saint-Mandrier-sur-Mer, tandis que le second était injustement considéré comme déserteur depuis mai 2023.
L’enquête a connu un tournant décisif lorsque des analyses ADN ont confirmé que les ossements découverts fin mai dans les Bouches-du-Rhône appartenaient bien aux deux soldats. Derrière ces drames se profile l’ombre d’une même famille installée dans l’agglomération toulonnaise : les Akau Vegi-Wing.
Un piège redoutable pour les jeunes recrues d’Outre-mer
Selon les investigations menées par la gendarmerie maritime, le clan ciblait spécifiquement de jeunes militaires débarqués du Pacifique. Profitant de leur isolement loin de chez eux, les membres de la famille les amadouaient habilement lors de soirées festives.
- La technique de l’appât : Distribution de plats traditionnels gratuits et d’alcool pour créer un climat de confiance.
- L’engrenage : Propositions d’hébergement sous un faux prétexte amical ou solidaire.
- La spoliation : Vol systématique des moyens de paiement, des téléphones et des papiers d’identité.
« Ils offraient des cadeaux, donnaient de l’argent. Ils attendaient que les clients soient ivres, puis la jeune fille, qui servait d’appât, abordait les jeunes militaires »
Un climat de terreur et une omerta brisée
Au-delà de ces assassinats présumés, la justice reproche au clan des faits de violences inouïes. D’anciens salariés de bars fréquentés par la famille et plusieurs recrues brisent aujourd’hui le silence pour dénoncer des années de menaces de mort et de brutalités physiques.
Cinq membres de la famille ont été mis en examen, dont la mère et ses deux fils pour meurtres. Alors qu’un appel à témoins a été lancé par le parquet de Toulon pour identifier d’éventuelles autres victimes, cette affaire met tragiquement en lumière la vulnérabilité des jeunes ultramarins dans l’Hexagone.







