C’est le jouet star de toutes les cours de récréation, la petite balle molle gélatineuse qu’on malaxe à longueur de journée pour se détendre. Mais pour le petit Melvyn, 8 ans, vivant à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais, le jeu a viré au cauchemar absolu le 24 juillet dernier.
Alors qu’il pressait une balle antistress de type « Squishy », le jouet rempli d’un liquide visqueux et gélifié a soudainement éclaté, lui aspergeant brutalement le visage et le thorax.
« La peau de ses lèvres était en train de se décoller »
Prise de panique face aux hurlements de son fils, sa mère, Nancy Lorio, a immédiatement tenté d’essuyer la substance chimique collée sur le visage du garçon. C’est là qu’elle a réalisé l’extrême gravité de la situation.
Hospitalisé en urgence, le petit garçon souffre de brûlures du deuxième degré. Il doit désormais subir une greffe de peau dans les prochains jours pour traiter les lésions causées par la substance gélifiée.
« Je pensais décoller le gel qu’il y avait à l’intérieur du jouet, mais en fait c’était immédiatement la peau de ses lèvres qui était en train de se décoller. » — Nancy Lorio, mère du petit Melvyn, au micro de Radio 6.
Une enquête judiciaire et des analyses de la DGCCRF en cours
Face à cet accident d’une violence inouïe, la réaction des autorités ne s’est pas faite attendre. Une enquête pénale pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à trois mois a été ouverte par le parquet de Saint-Omer. La mère de famille a quant à elle déposé plainte au commissariat.
Parallèlement, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’est emparée du dossier et mène de rigoureuses analyses sur le produit concerné, acheté selon la famille dans un magasin Smyths Toys d’Arques :
- L’objectif des analyses : Déterminer si l’accident est imputable à une défectuosité du produit ou à la présence de substances chimiques interdites.
- Les sanctions possibles : Si la dangerosité est établie, des mesures administratives de retrait et de rappel de produits seront immédiatement ordonnées sur tout le territoire.
Des précédents toxiques déjà repérés en Europe
Ce drame remet en lumière les risques sanitaires liés à certains gadgets bon marché contenant des gels chimiques mal stabilisés. Comme le rappelle la DGCCRF, des alertes ont déjà été données à l’étranger.
Les autorités britanniques avaient notamment procédé au rappel de balles antistress similaires présentant des concentrations excessives en benzène, un composé organique particulièrement irritant, inflammable et classé comme cancérogène. De leur côté, les experts en consommation recommandent la plus grande vigilance aux parents, appelant à surveiller l’état des jouets au moindre signe de déchirure ou de fuite.







