Une découverte macabre et une avancée décisive
Tu l’as peut-être suivi sur les réseaux sociaux, l’affaire a bouleversé la Toile en quelques jours. Pour en savoir plus sur les débuts de l’affaire, tu peux consulter notre article consacré à la découverte du corps de l’influenceuse. Le 12 août 2026, le corps totalement dénudé et partiellement calciné de Sonia Bellina a été retrouvé au milieu des rangs de vigne de Saint-Gilles, à une vingtaine de kilomètres de Nîmes. L’influenceuse de 29 ans, suivie par près de 250 000 abonnés sur TikTok, partageait sa vie entre Paris et la région nîmoise.
Ce vendredi 21 août, l’enquête a pris un tournant majeur. Après deux jours de garde à vue menée par la section de recherches, un homme de 32 ans a été présenté à un juge d’instruction, mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire. Un second suspect, un temps interpellé, a quant à lui été mis hors de cause et relâché.
Un profil au lourd passif judiciaire
Mais qui est exactement cet homme ? Originaire du nord de la France et installé dans le Gard depuis fin décembre 2024, le suspect traîne un parcours marqué par la violence. D’après les éléments communiqués par le parquet de Nîmes :
- Il possède un casier bien rempli depuis 2010, mêlant affaires de stupéfiants et comportements violents.
- Il avait été condamné en décembre 2023 à Lille à une peine mixte pour des faits de violences conjugales commises sur son ex-compagne.
- Au moment des faits, il portait d’ailleurs un bracelet anti-rapprochement censé le maintenir à distance de cette dernière, domiciliée à plus de 800 kilomètres.
- Il était également suivi par le service pénitentiaire d’insertion et de probation du Gard depuis son déménagement.
Des rendez-vous et un silence total
Concernant les liens unissant le suspect et la jeune femme, la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, a apporté des précisions. L’homme a reconnu avoir eu deux rapports avec la victime : la nuit du drame et la veille. Entré en contact avec elle dans le cadre de rencontres tarifées, il était vraisemblablement son dernier client.
Rien n’établissait de relation autre que tarifée entre eux.
Face aux enquêteurs comme lors de sa comparution devant le juge, le trentenaire a choisi de faire valoir son droit au silence, ne livrant aucune explication sur le déroulement exact de la nuit tragique.
La colère de la famille face aux réseaux sociaux
Au-delà de l’enquête criminelle, le drame a provoqué une onde de choc numérique. La famille de la victime, et en particulier sa sœur, a pris la parole pour dénoncer une violente vague de cyberharcèlement, de rumeurs et de commentaires haineux et misogynes déversés sous les publications de la jeune femme. Profondément choqués, les proches ont fait savoir par l’intermédiaire de leur avocat qu’ils porteraient plainte face à ces agissements inacceptables.







