Une figure bien connue des réseaux sociaux
Suivi par plus de 125 000 abonnés sur TikTok sous les pseudonymes de iamlhabib, lewdr ou lewis, le jeune homme s’était fait connaître dès l’époque de Musical.ly. Il y partageait ses passions, ses looks et son quotidien.
Au fil des années, il avait élargi sa communauté sur d’autres plateformes comme Instagram. Sa force résidait dans sa proximité avec son public et son authenticité face caméra.
- Révélé à l’époque de Musical.ly avec des vidéos de danse et de play-back
- Plus de 125 000 abonnés fédérés sur TikTok
- Une présence remarquée sur Instagram avec des milliers de fidèles
Une transparence totale sur sa santé mentale
Lhabib Lewis ne cachait rien de ses combats intérieurs à sa communauté. Diagnostiqué dépressif dès l’âge de 14 ans, puis bipolaire et borderline au cours de son adolescence, il évoquait ouvertement ses fragilités dans plusieurs interviews.
Dans un entretien accordé en 2024, il confiait sans filtre ses pensées sombres et son parcours face à la maladie. Ses proches ont rappelé qu’il avait déjà traversé plusieurs tentatives de suicide par le passé.
« Pour moi, la solution, ça a toujours été la mort. Je pensais que tout le monde voyait ça comme une solution. »
Le poids insoutenable du cyberharcèlement
Ouvertement bisexuel et croyant, le jeune influenceur faisait régulièrement face à des vagues de haine en ligne. Ses lives étaient envahis d’insultes homophobes et d’attaques ciblées sur ce qu’il était.
Malgré des mains courantes et des plaintes déposées par le passé, la situation n’avait pas évolué. Sa famille pointe du doigt l’inaction face à cette violence numérique quotidienne.
- Des insultes quotidiennes reçues lors de ses diffusions en direct
- Des plaintes et mains courantes restées sans suite
- Une haine en ligne exacerbée par les algorithmes des plateformes
Un cri d’alarme lancé par ses proches
Son frère, Ézékiel Lucas, a pris la parole publiquement pour transformer cette tragédie en un combat national. Il appelle à une prise de conscience collective sur la protection des jeunes en ligne.
La famille refuse que ce drame soit réduit à un simple fait divers et réclame un meilleur accompagnement psychologique ainsi qu’une régulation stricte des réseaux sociaux.
« Il faut parler, dénoncer les harceleurs, parler de sa santé mentale. Il faut qu’ils aillent consulter s’ils pensent qu’ils ne vont pas bien. »
Une cagnotte en ligne a été mise en place pour soutenir la famille et l’aider à faire face aux frais d’obsèques de Lhabib.
🕊️ Le tiktokeur Lhabib Lewis est décédé. Régulièrement cible de vagues de cyber harcèlement. pic.twitter.com/XTilnLWto8
— 75 Secondes 🗞️ (@75secondes) July 31, 2026

