Une mobilisation aérienne et terrestre hors de prix
Face à la multiplication des départs de feu et aux mégafeux qui frappent la Gironde, le Var ou les Landes, la mobilisation des sapeurs-pompiers représente un effort financier massif pour l’État. Entre les soldats du feu professionnels ou volontaires déployés par centaines, le carburant et l’acheminement des camions, les millions d’euros s’évanouissent à la vitesse des flammes.
Les équipements lourds indispensables pour saturer les zones sinistrées affichent des tarifs stratosphériques :
- Une seule heure de vol d’un bombardier d’eau Canadair coûte environ 16 000 euros.
- L’achat de deux nouveaux Canadair DHC 515, commandés par le ministère de l’Intérieur, représente un investissement de près de 200 millions d’euros.
- Le coût d’un unique camion de pompiers s’élève quant à lui à environ 300 000 euros.
Des précédents historiques : la facture colossale de 2022
Pour mesurer l’ampleur des dépenses, il suffit de se replonger dans les bilans des crises passées. Lors des incendies monstres de La Teste-de-Buch, dans le Bassin d’Arcachon, au cours de l’été 2022, la facture s’était révélée vertigineuse.
« Mobiliser 1 450 pompiers pendant 10 jours avait coûté 3,1 millions d’euros, dont 2,3 millions rien qu’en carburant pour les cinq Canadair engagés. »
À l’échelle globale, le ministère de la Transition écologique évalue d’ailleurs le coût provisoire des seuls dégâts et interventions de l’été 2026 entre 200 et 300 millions d’euros. Une addition à laquelle s’ajoutent les futures dépenses de reboisement, estimées entre 5 000 et 10 000 euros par hectare, faisant peser un poids financier de plus en plus lourd sur les finances publiques et les collectivités locales.







