Prépare tes senzus : ce n’est plus une simple rumeur de couloir. À l’occasion de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Paris ce lundi 24 août 2026, l’Élysée a confirmé la signature d’un accord économique sans précédent. Au programme, la création de trois parcs à thème dans le Val-d’Oise, dont un entièrement dédié à l’univers culte créé par Akira Toriyama.
Trois parcs à thème et 6 milliards d’euros d’investissement
Le projet ne fait pas dans la demi-mesure. Porté par le fonds saoudien Qiddiya Investment Company, ce hub de divertissement représente une enveloppe globale de 6 milliards d’euros. L’objectif affiché est clair : hisser la région parisienne au sommet des destinations touristiques mondiales en venant concurrencer directement les géants du secteur, alors même que les nouveautés de Disneyland Paris pour 2028 continuent d’agiter l’industrie des loisirs.
« Du jamais vu depuis Disneyland Paris. Une nouvelle destination mondiale (…) Nous n’avons pas fini de surprendre le monde » — Emmanuel Macron
Si le parc dédié aux aventures de Son Goku focalise déjà toute l’attention de la pop-culture, deux autres parcs thématiques complémentaires composeront le complexe. Pour l’heure, les univers de ces deux autres zones restent jalousement gardés secrets.
Pourquoi la licence Dragon Ball en France ?
Installer un parc officiel sur le sol français n’a rien d’un hasard. L’Hexagone représente l’un des marchés les plus dynamiques au monde pour le manga et l’animation japonaise. Le studio Toei Animation estime d’ailleurs le taux de notoriété de la franchise à 94 % chez les 25-45 ans en France.
- Un impact transgénérationnel : le site vise les adultes nostalgiques du Club Dorothée tout autant que les jeunes générations biberonnées aux mangas.
- Une expertise déjà rodée : le groupe Qiddiya développe actuellement un parc similaire de 500 000 m² près de Riyad, incluant une montagne russe autour d’un Shenron de 70 mètres capable de rivaliser avec le top des manèges à sensations fortes en France, ainsi que des répliques de la Kame House ou de Capsule Corporation.
- Une manne économique locale : près de 22 000 emplois directs et indirects sont attendus à terme pour faire tourner l’ensemble du site.
L’ancien site de Mirapolis prêt pour sa revanche
C’est à Cergy-Pontoise, et plus précisément sur la commune de Courdimanche, que les regards se tournent. Le terrain choisi ravive des souvenirs : il s’agit de l’ancien emplacement de Mirapolis, parc d’attractions inauguré en 1987 et fermé en 1991 après un cuisant échec commercial.
La donne change radicalement aujourd’hui. À l’est de Paris se trouve Disneyland Paris, au nord le Parc Astérix, et l’ouest francilien manquait cruellement d’une grande offre de loisirs. Valérie Pécresse a rappelé que la région Île-de-France travaillait sur ce dossier stratégique depuis plus de dix-huit mois.
« Mirapolis avait ouvert avec des objectifs démesurés (…) Cet échec montre simplement que les milliards et les grandes ambitions ne remplacent jamais un modèle solide et des bonnes licences » — Maxime Guény sur franceinfo
Calendrier et transports : les grands défis
Il va falloir faire preuve de patience avant d’espérer lancer un Kamé Hamé Ha sur des montagnes russes. Construire un pôle de cette envergure nécessite des années d’aménagements administratifs, environnementaux et techniques.
- Date d’ouverture prévisionnelle : les premières projections évoquent une inauguration du premier parc à l’horizon 2030-2032.
- Infrastructures et accès : comme pour Marne-la-Vallée à la fin des années 1980, le renforcement des transports en commun et du réseau routier sera le véritable nerf de la guerre pour absorber le flux massif de visiteurs attendus.
Le compte à rebours est lancé pour ce qui s’annonce déjà comme l’un des chantiers touristiques les plus spectaculaires de la décennie en Europe.







