Amaury Leveaux poursuivi pour violences sur son bébé

Tu as sans doute en tête ses exploits dorés aux Jeux de Londres, mais l’ancien nageur fait face aujourd’hui à une lourde enquête pour violences avec arme et syndrome du bébé secoué.
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Le sport français encaisse un nouveau choc judiciaire particulièrement brutal. L’ancien champion de natation Amaury Leveaux a quitté les bassins pour les cellules de garde à vue. L’homme qui décrochait l’or olympique à Londres en 2012 se retrouve au cœur d’une affaire intrafamiliale très sombre.

Mardi 29 septembre 2026, les forces de l’ordre ont interpellé l’ex-athlète à son domicile parisien. Une violente dispute de couple a dégénéré en fin de journée dans son appartement du huitième arrondissement de Paris. L’intervention rapide des policiers a mis fin à une altercation familiale d’une rare gravité.

L’ancien membre du relais quatre fois cent mètres nage libre a passé quarante-huit heures complètes d’audition sous le régime de la garde à vue. Les enquêteurs cherchent à faire toute la lumière sur le déroulement exact des faits. Les accusations portées contre l’ex-champion dépassent largement le cadre d’un simple conflit conjugal.

Menaces au couteau et nourrisson aux urgences pédiatriques

Selon les révélations publiées par le magazine Paris Match et confirmées par plusieurs rédactions nationales, le scénario s’avère terrifiant. Amaury Leveaux fait face à des soupçons de menaces directes contre sa compagne à l’aide d’un couteau. Le conflit s’est déroulé en présence de leur enfant commun au domicile familial.

La situation a pris une tournure encore plus dramatique dans les instants suivants. L’ancien sportif aurait violemment secoué son propre bébé âgé de seulement six mois. Prise en charge rapidement par les services médicaux, la jeune victime a été admise d’urgence en milieu hospitalier.

Sur place, le corps soignant a immédiatement suspecté les signes caractéristiques du syndrome de l’enfant secoué. Cette alerte médicale majeure a automatiquement accéléré la procédure pénale engagée par les autorités. Le personnel médical suit actuellement de très près l’évolution neurologique de ce très jeune patient.

Jeudi 1er octobre 2026, l’ancien champion a été déféré devant les magistrats du parquet de Paris. La justice a formellement acté les charges retenues contre lui. Il devra comparaître le 10 mars 2027 devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.

La riposte de la défense et le rappel des droits

Face à la déferlante médiatique, la réaction du camp de l’ex-nageur ne s’est pas fait attendre. Son conseil Maître Bernard Benaiem a pris la parole auprès de l’Agence France-Presse pour cadrer sa défense. L’avocat a formellement rejeté les faits les plus graves reprochés à son client.

L’ancien athlète est profondément choqué par les accusations portées à son encontre, notamment de prétendus mauvais gestes sur le bébé.

Son avocat confirme bien l’existence d’une vive dispute conjugale survenue en présence de l’enfant. Il conteste toutefois fermement la version accusatoire concernant un geste volontaire de maltraitance physique sur le nourrisson. La défense entend réserver ses explications complètes pour l’audience publique du 10 mars prochain.

Comme toute personne mise en cause par les autorités judiciaires, Amaury Leveaux bénéficie pleinement du principe légal de présomption d’innocence. Les débats judiciaires devront déterminer la part exacte de vérité dans ce dossier ultrasensible. Les conclusions des expertises médico-légales remises aux magistrats pèseront lourd lors des audiences.

Le mauvais garçon de la natation rattrapé par son passé

Cette affaire relance inévitablement les souvenirs des dérives passées d’un nageur au profil atypique. Considéré comme un pur surdoué des bassins dès son adolescence, le natif de Delle a toujours cultivé une réputation sulfureuse. Le grand quotidien L’Équipe rappelle d’ailleurs ses multiples frasques qui ont constamment émaillé sa riche carrière sportive.

En 2016, la police avait déjà interpellé Amaury Leveaux à son domicile pour des violences envers sa compagne de l’époque. Sa conjointe l’accusait d’avoir projeté violemment sa tête contre un mur et de lui avoir asséné une gifle. Le tribunal correctionnel l’avait finalement relaxé en mars 2017 en retenant la notion juridique de violences réciproques.

L’ex-sportif de haut niveau a également essuyé d’autres démêlés judiciaires sur le plan financier. À l’automne 2025, une plainte pour escroquerie, abus de confiance et blanchiment a ciblé directement ses activités professionnelles. Les parents d’une jeune cavalière lui réclament cent mille euros versés pour sa plateforme de sponsoring sportif Spantale.

L’ancien coéquipier de Fabien Gilot et de Yannick Agnel se retrouve désormais face à l’épreuve la plus périlleuse de son existence. La justice devra trancher sereinement dans quelques mois sur ces accusations intrafamiliales qui ébranlent l’opinion publique.

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