Les couloirs du tribunal judiciaire de Paris résonnent d’un nouveau fracas médiatique. En effet, Hakim Benotmane vient de franchir un cap irréversible dans sa guerre ouverte contre Anthony Bourbon. L’ancien patron de chaîne de restauration rapide a déposé une plainte pénale contre X d’une gravité exceptionnelle.
Les chefs d’accusation visent directement la provocation au suicide, le cyberharcèlement en meute et l’atteinte à la vie privée.
Cette procédure explosive cible au premier rang la figure emblématique de l’émission Qui veut être mon associé sur M6. D’ailleurs, le collectif d’Aide aux victimes d’influenceurs se retrouve également visé par cette offensive judiciaire. Me Tristan Simon, l’avocat du plaignant, affirme vouloir identifier les auteurs des nombreux messages haineux reçus par son client. En clair, le feuilleton virtuel entre les deux entrepreneurs se transforme en un affrontement judiciaire impitoyable.
Pourtant, le parcours du plaignant suscite déjà de nombreuses interrogations depuis plusieurs années. Pour comprendre comment cet entrepreneur s’est fait connaître du grand public, découvrez notre enquête pour savoir qui est Hakim Benotmane et retracer son ascension dans la restauration rapide. Désormais, ses démêlés judiciaires éclipsent largement ses succès passés.
De TikTok aux prétoires : l’étincelle des 100 millions d’euros
Tout a basculé au cours de l’automne 2025 sur les écrans de millions d’internautes. Pourtant, rien ne laissait présager une telle dérive lors des premières vidéos publiées sur TikTok et YouTube. Anthony Bourbon, fondateur de la marque Feed et du Blast Club, avait alors allumé la mèche publiquement.
Le trentenaire dénonçait ouvertement « le mythomane de service qui a vendu sa boîte à 100 millions ».
Cette pique assassine visait sans détour Hakim Benotmane, bâtisseur historique de l’enseigne Nabab Kebab. En réalité, ce dernier revendiquait fièrement avoir cédé sa franchise pour ce montant astronomique. Anthony Bourbon contestait formellement cette transaction et accusait son rival de tromper grossièrement sa propre communauté. Dès lors, les deux hommes d’affaires ont multiplié les vidéos au vitriol pour décrédibiliser leurs parcours respectifs.
La querelle d’ego a rapidement échappé à tout contrôle sur les plateformes numériques. Résultat, les algorithmes ont propulsé ces invectives en tête des flux vidéo pendant des mois. Les partisans des deux créateurs de contenu ont rapidement envahi les espaces de discussion avec une virulence inouïe.
Une plainte pénale pour dénoncer des raids numériques
Hakim Benotmane décrit aujourd’hui un véritable calvaire quotidien provoqué par cette exposition toxique. En fait, son camp reproche à Anthony Bourbon d’avoir orchestré une violente campagne de dénigrement en continu. Les menaces de mort et les insultes ciblées auraient plongé le restaurateur dans une détresse psychologique extrême.
Le clan Benotmane affirme que cette meute numérique a conduit à une mise en danger vitale caractérisée.
De plus, la plainte met en cause les méthodes du collectif AVI dans la gestion de ce dossier. Hakim Benotmane accuse cette structure d’avoir piraté la liste de ses clients pour recruter des plaignants. Selon lui, cette manœuvre illégale visait à fabriquer un faux scandale afin de nuire à sa réputation financière.
Cependant, l’association de défense rejette catégoriquement ces allégations d’espionnage et de manipulation de données privées. Me Eliott Amzallag, conseil du collectif AVI, qualifie d’ailleurs cette procédure de simple rideau de fumée opportuniste. Jean-Baptiste Boisseau, responsable d’AVI, estime que son adversaire brandit la thèse du complot pour masquer ses propres dérives.
L’étau se resserre autour du club d’investisseurs Hakisition
La défense d’Anthony Bourbon oppose un mur de sérénité face à ces nouvelles accusations pénales. Me Romain Verzeni et Me Marie Robin rappellent que leur client se désintéresse totalement du sort de son rival. En effet, les avocats soulignent que les mises en garde initiales d’Anthony Bourbon reposaient sur des éléments tangibles.
L’Autorité des marchés financiers a placé le club Hakisition sur sa liste noire officielle.
Cette décision administrative sans précédent a porté un coup très dur à la crédibilité de l’homme d’affaires tourangeau. Pourtant, Hakim Benotmane conteste farouchement cette mesure et dénonce une décision prise sans aucun débat contradictoire préalable. Son club d’investissement exige toujours de connaître les motifs juridiques ayant motivé ce bannissement boursier.
Par ailleurs, la colère gronde également du côté des membres du club d’investissement. L’affaire a pris une tout autre dimension lorsque plus de 50 investisseurs ont porté plainte pour escroquerie contre la structure. Ces épargnants reprochent à la société des faits présumés de tromperie et d’abus de confiance. De surcroît, une condamnation datant de 2023 interdit déjà formellement à Hakim Benotmane de gérer une entreprise en France.
Guerre des algorithmes, fausses vidéos et assignation financière
Cette bataille judiciaire féroce s’inscrit dans une longue série de ripostes entamée dès l’hiver 2025. À cette époque, Anthony Bourbon avait lui-même déposé plainte pour contrer un système organisé de cyberharcèlement. Durant l’été 2026, les juges parisiens ont ordonné aux géants Meta et Google de lever l’anonymat de comptes suspects.
La justice a déjà fait supprimer une vidéo truquée par intelligence artificielle qui visait le patron du Blast Club.
Désormais, le litige gagne également le terrain de la concurrence commerciale et des tribunaux économiques. Anthony Bourbon a récemment assigné Hakim Benotmane pour des pratiques commerciales trompeuses particulièrement agressives. Le fondateur de Blast conteste une publication vantant Hakisition comme le premier réseau francophone d’investissement.
Pour ce préjudice d’image, le juré vedette de M6 réclame la somme colossale de 1,5 million d’euros. En réponse, Laetitia Rebouh, dirigeante d’Hakisition, promet une riposte juridique vigoureuse pour démonter ces arguments. Ainsi, les deux figures des affaires s’enferment dans une confrontation sans merci où chaque faux pas coûte cher.
Le dépôt d’une plainte contre X ne vaut certes pas condamnation devant les tribunaux pénaux. Pourtant, ce déchirement public prouve à quel point les joutes d’influenceurs sur les réseaux sociaux peuvent détruire des réputations. Désormais, ce duel d’ego se règlera dans le secret des cabinets d’instruction et sous le regard des magistrats.







