Tu pensais que la rentrée scolaire se résumerait aux traditionnels cartables neufs et aux pleurs des petits derniers ? À Nice, le maire Éric Ciotti a décidé de pimenter le calendrier avec une annonce qui fait déjà couler énormément d’encre.
D’ici les vacances de la Toussaint, les 89 écoles primaires de la ville vont voir débarquer un nouvel aménagement dans leur cour de récréation : un mât flambant neuf pour y faire flotter le drapeau tricolore. Une initiative forte pour l’élu niçois, dont tu peux d’ailleurs analyser le parcours scolaire pour mieux comprendre ses attaches avec l’institution.
Un rituel patriotique hebdomadaire dans toutes les cours
Ce projet ne se limite pas à un simple bout de tissu planté sur un bout de béton. L’élu, président de l’Union des droites pour la République, veut aller beaucoup plus loin en instaurant un protocole bien précis pour les plus de 28 000 élèves concernés.
- L’installation de mâts aux couleurs de la France dans l’ensemble des 89 établissements élémentaires niçois.
- Une date limite fixée au 3 novembre prochain pour achever le déploiement.
- Une cérémonie de levée des couleurs organisée au moins une fois par semaine, accompagnée des notes de La Marseillaise.
Pour Éric Ciotti, l’objectif est limpide : il s’agit de transmettre dès le plus jeune âge l’amour de la nation et le respect des symboles républicains. Une démarche qu’il défend bec et ongles, quitte à bousculer les habitudes des cours d’école.
Entre symbole fort et grosse polémique politique
Évidemment, une telle décision ne passe pas inaperçue et divise profondément. Si les partisans d’un retour aux valeurs traditionnelles applaudissent l’initiative, la douche est glacée du côté des syndicats enseignants et de l’opposition.
« Quand on supprime les fournitures scolaires gratuites, on ne peut pas faire oublier aux familles la facture de la rentrée en agitant un drapeau. »
C’est d’ailleurs le nerf de la guerre : cette polémique éclate alors même que la municipalité a choisi de mettre fin à la gratuité des kits de fournitures scolaires pour les familles. Pour les syndicats comme le SNUipp-FSU ou les fédérations de parents d’élèves, le compte n’y est pas.
Ils dénoncent une « instrumentalisation politique » de l’enceinte scolaire, rappelant que les valeurs de la République et l’apprentissage de l’hymne national sont déjà prévus par les programmes officiels de l’Éducation nationale, sans qu’il soit besoin de transformer les cours de récré en casernes.
Une tendance qui fait des émules dans le Sud
Ce coup de force niçois s’inscrit dans une tendance plus large portée par certaines municipalités du Sud de la France. Des villes comme Marignane ou Saint-Raphaël ont déjà expérimenté des rituels similaires sur les temps périscolaires.
De son côté, le nouveau recteur de l’académie a tenu à rappeler qu’aucune demande officielle n’avait encore été formulée, ouvrant la porte à une future réunion de cadrage pour s’assurer que tout ce petit monde reste dans les clous de la légalité et de la neutralité du service public.







