« Comment passer le bac après deux mois d’école ratés ? »
Tout commence en février 2026, au Bahreïn. Pour Younes, lycéen français, le quotidien bascule avec les tensions géopolitiques liées au conflit en Iran. Alertes quotidiennes, stress permanent et insécurité forcent sa famille à fuir en urgence vers Toulouse. Malgré les cours à distance, la situation est chaotique.
Le 5 mai, le retour au présentiel est imposé par son établissement. Le choc est brutal :
- Plus de deux mois de cours manqués en raison du conflit.
- Une préparation aux examens totalement déstructurée.
- Un stress immense face à l’impossibilité de rattraper le programme à temps.
Le pouvoir d’une lettre à l’Élysée
Face à l’impasse, Younes ne baisse pas les bras. Avec un camarade, il lance une pétition « en catimini » pour réclamer le passage du bac en contrôle continu, un mode d’expression risqué dans cette zone où la contestation est surveillée. Plus de 1 000 élèves de Dubaï, du Qatar, d’Arabie saoudite ou du Koweït se rallient à la cause.
Mais le lycéen décide de viser plus haut en écrivant directement au cabinet d’Emmanuel Macron :
« Entre le stress des événements, le changement de pays et les cours à distance, il devient très compliqué pour beaucoup d’entre nous de rester concentrés. Nous espérons que notre situation pourra être prise en considération. »
Une victoire collective historique
Le coup de bluff fonctionne. Le 7 mai, le chef de cabinet du Président répond officiellement, assurant que le chef de l’État est « sensible à la démarche ». Quelques jours plus tard, la décision tombe : les épreuves sont annulées dans les établissements français au Proche-Orient, au Moyen-Orient et au Mali.
Le contrôle continu devient le seul critère d’évaluation. Pour Younes et ses camarades, c’est l’explosion de joie dans les couloirs de l’école. Le jeune Toulousain a déjà son bac en poche avec une mention « assez bien ». Une preuve éclatante que, même à 17 ans, l’audace et la détermination peuvent réellement faire bouger les lignes des institutions.







