Le jardinier de Jany Le Pen expulsé vers le Maroc

C’est une séquence qui mélange politique, faits divers et une dose d’ironie dont les réseaux sociaux raffolent. Hatim B., le jardinier de Jany Le Pen, la veuve de Jean-Marie Le Pen, a été expulsé vers le Maroc ce jeudi 23 avril. En cause ? Une situation administrative irrégulière qui a rattrapé cet homme de 32 ans.
jany le pen jardinier

L’affaire a fait grand bruit, non pas pour le profil du jeune homme, mais pour l’identité de son employeuse. Installé en France depuis 2017, Hatim B. n’aurait jamais obtenu de titre de séjour. Une situation qui a conduit le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, à signer une mesure d’éloignement.

Une mobilisation express pour un jardinier « charmant »

Dès que la situation a été connue, Jany Le Pen, 93 ans, s’est rendue en personne au Local de rétention administrative (LRA) de Nanterre pour prendre des nouvelles de celui qui s’occupait de ses espaces verts. Elle a pu s’entretenir avec lui pendant environ une heure, accompagnée d’une personne l’assistant.

Dans son entourage, on tient à clarifier la nature de la relation de travail :

  • Il ne s’agissait pas d’un jardinier à plein temps « à proprement parler ».
  • C’était un jeune homme « charmant et efficace » du voisinage.
  • Il avait été recommandé par d’autres voisins.
  • Jany Le Pen ignorait totalement sa situation administrative irrégulière.

« C’est un pauvre garçon qui passait par là et qui cherchait du travail. » – Jany Le Pen, contactée par la presse.

Un préfet réputé pour sa « fermeté »

Malgré la prise de contact avec un avocat pour tenter de défendre les droits de son employé, rien n’a pu stopper la procédure. Il faut dire que le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, mène une politique d’éloignement très stricte dans son département.

Les chiffres sont d’ailleurs explicites sur la ligne tenue par la préfecture :

  • Les mesures d’éloignement ont bondi de 50 % en un an.
  • Les placements en rétention ont augmenté de 15 %.
  • Les assignations à résidence ont explosé de près de 600 %.

L’expulsion a donc été exécutée comme prévu, Hatim B. embarquant sur un vol en direction du Maroc ce jeudi à la mi-journée. Jany Le Pen, de son côté, a fini par couper court à la conversation avec les journalistes, qualifiant toute cette affaire de « beaucoup de bruit pour rien ».

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