Le verdict est tombé ce jeudi soir au tribunal correctionnel de Pontoise. Khalid Dati, âgé de 28 ans, a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme dans une affaire de détention d’armes remontant à avril 2021 à Goussainville.
Poursuivi aux côtés de deux autres prévenus, le jeune homme a vu la justice frapper fort. Si l’un des coaccusés a été relaxé et que le second a écopé de trente-six mois dont un an ferme, Khalid s’en sort avec une sanction lourde qui vient s’ajouter à un dossier déjà bien rempli.
Un casier judiciaire déjà XXL et un horizon carcéral lointain
Il faut dire que le parcours du prévenu est loin d’être un long fleuve tranquille. En effet, son casier liste déjà pas moins de douze condamnations pour des faits de vol, de violences, mais également pour des infractions routières et de la traite des êtres humains.
De plus, il a récemment été mis en examen en mai dernier dans une autre procédure liée à un vol en bande organisée. Incarcéré depuis 2022, il voit désormais sa sortie fixée à l’horizon 2042.
« Je ne veux pas de cette protection » : ses révélations sur l’isolement
Mais l’élément qui interpelle le plus dans cette affaire, c’est la condition de détention du jeune homme. Dans le box des prévenus, il a expliqué qu’il était placé à l’écart des autres détenus, une situation loin d’être anodine quand on connaît la forte exposition médiatique de sa famille, comme le rappelle parfois l’actualité autour de Rachida Dati.
Je suis à l’isolement car l’administration pénitentiaire veut me protéger à cause de mon nom. Mais je ne veux pas, je préfère être avec les autres.
Une situation pour le moins complexe où la notoriété familiale vient directement impacter le quotidien derrière les barreaux, provoquant un rejet de la part du principal intéressé qui préférerait purger sa peine au milieu de la détention ordinaire.







