Le 14 janvier 2026, l’instruction judiciaire s’est clôturée sur une révélation choc : une expertise génétique a enfin parlé. Alors qu’on cherchait des preuves contre le principal accusé, les résultats pointent vers une tout autre direction. De quoi relancer la guerre des versions entre les candidats de cette édition maudite.
L’ADN d’un autre candidat retrouvé sur le vêtement
Pour comprendre le séisme, il faut plonger dans les détails de l’expertise réalisée fin 2025. Des traces d’ADN masculin ont été identifiées à l’intérieur du legging que portait Candide Renard la nuit du drame, au niveau de l’entrejambe. Mais contre toute attente, ces traces n’appartiennent pas à Eddy Guyot.
Le code génétique identifié est celui de Fabien J., un autre aventurier qui dormait juste à côté de la jeune femme cette nuit-là. Cette découverte, révélée par Le Monde, vient bousculer huit années de certitudes et offre une munition de taille à la défense d’Eddy Guyot.
- La thèse de l’erreur : Pour la défense d’Eddy Guyot, cela prouve que si agression il y a eu, l’auteur ne peut pas être leur client.
- La « pollution génétique » : De son côté, Fabien J. nie tout geste déplacé et évoque un simple transfert de cellules dû à la promiscuité extrême sur le camp.
- L’étendoir à linge : Candide Renard avance une autre explication : l’ADN aurait pu être déposé lorsque les candidats retournaient leurs vêtements pour les faire sécher ensemble.
« Est-ce qu’il n’y a pas une manière de retrouver l’ADN de quelqu’un sur un vêtement autrement que par une agression ? On retournait les leggings pour les faire sécher quand on les mettait sur l’étendoir. »
« Coup monté » contre « agression réelle » : le choc des récits
Depuis le début, Eddy Guyot crie au complot. Il accuse Candide Renard et Fabien J. d’avoir tout manigancé pour l’évincer de la compétition. Un argument musclé par le fait que les deux candidats ont entretenu une brève liaison amoureuse après leur retour en France. Pour lui, la présence de cet ADN n’est pas un accident, mais la preuve d’une complicité occulte.
Pourtant, malgré ce rebondissement, la justice ne semble pas prête à lâcher Eddy Guyot. Plusieurs témoignages de l’époque décrivent un candidat au comportement parfois « tactile » ou « agressif ». La plaignante, fille de l’ex-sélectionneur Hervé Renard, reste d’ailleurs catégorique : elle affirme s’être réveillée alors qu’Eddy Guyot l’embrassait et pratiquait des attouchements.
La juge d’instruction a récemment refusé de nouvelles confrontations, estimant que la présence de l’ADN de Fabien J. n’innocente pas forcément l’accusé principal. Selon la magistrate, les explications de Candide Renard sur la présence de ces traces sont « parfaitement cohérentes ».
Le parquet de Nancy a désormais les cartes en main
Huit ans après les faits survenus aux Fidji, le dossier est désormais entre les mains du parquet de Nancy. C’est lui qui devra trancher : renvoyer Eddy Guyot devant un tribunal correctionnel ou prononcer un non-lieu.
Cette affaire reste l’un des plus gros points noirs de l’histoire du jeu. Entre le décès de Gérald Babin en 2013 et ce scandale sexuel en 2018, Koh-Lanta a dû se réinventer pour protéger son image de marque. Mais alors que les replay cartonnent sur TF1+, ce fantôme du passé rappelle que la réalité dépasse parfois la fiction de survie.
La décision finale sur le procès d’Eddy Guyot est attendue dans les prochaines semaines. Pour les candidats impliqués, l’aventure la plus difficile ne se passe pas sur une île déserte, mais bien dans les prétoires.








