L’école privée Al Ghazali fermée six mois par la préfecture

Tu imagines te retrouver sans école du jour au lendemain, c’est le choc vécu par 258 familles après la fermeture administrative de l’école privée Al Ghazali à Creil.
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Le couperet est tombé sans préavis pour la communauté éducative de Creil. Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a signé un arrêté ordonnant la fermeture administrative pour six mois de l’école privée musulmane hors contrat Al Ghazali. Dès le 30 septembre 2026, les portes restent closes pour 258 élèves scolarisés du CP à la terminale.

Cette décision plonge des centaines de parents dans une détresse totale en pleine rentrée. La mairie de Creil enregistre déjà des dizaines d’appels de familles déboussolées. L’autorité académique impose de trouver une nouvelle école en quinze jours seulement, dont 110 enfants du premier degré.

Un contrôle inopiné qui tourne au bras de fer

L’histoire s’accélère le mardi 22 septembre 2026 lors d’une inspection surprise. Les agents de la préfecture de l’Oise et les équipes du rectorat d’Amiens débarquent sur place sans avertir la direction. Le contrôle administratif vire rapidement à la confrontation directe.

Selon les autorités de l’État, la délégation subit plusieurs refus d’accès à certains espaces précis. Le rapport préfectoral pointe une volonté délibérée de dissimuler des élèves non déclarés. Cette obstruction aux vérifications réglementaires a lourdement pesé dans la sanction finale.

La délégation s’est vu opposer à plusieurs reprises des refus d’accès à différents locaux dans une tentative de dissimulation de la présence non déclarée d’élèves.

Des manquements graves à la sécurité des mineurs

Au-delà de ces tensions, les inspecteurs relèvent une liste alarmante de non-conformités techniques. La commission départementale de sécurité et d’incendie avait déjà formulé des alertes précises au printemps dernier. La direction avait jusqu’au 2 juin pour exécuter les travaux de remise aux normes, mais ces consignes sont restées sans suite.

Sur le terrain, les constats matériels soulèvent de réelles inquiétudes pour l’intégrité physique des enfants. Plusieurs anomalies majeures figurent dans le dossier transmis au ministère de l’Éducation nationale :

  • Deux classes fonctionnaient illégalement dans l’enceinte de la mosquée Essalam, sans aucune autorisation d’accueil scolaire.
  • La cour de récréation servait de zone de stationnement pour des véhicules et de décharge pour des tas de gravats.
  • La clôture périmétrique laissait passer des personnes extérieures, rompant l’isolement obligatoire des enfants.

La préfecture soulève également des doutes sérieux sur les compétences réglementaires requises chez la directrice de la structure. Face à cette accumulation de failles, le représentant de l’État a appliqué le principe de précaution immédiat.

La colère des parents face à l’urgence du relogement

Sur les réseaux sociaux et devant les grilles, la contestation des familles prend de l’ampleur. Les parents dénoncent une décision disproportionnée qui sanctionne d’abord les enfants au lieu d’accompagner l’établissement. Beaucoup rappellent les années d’existence de cette structure créée en 2011.

Ce dossier relance le débat sur le statut et le contrôle des écoles religieuses en France, soumises à un encadrement strict de l’État. Une partie des adhérents rejette la responsabilité sur les gestionnaires associatifs qui ont ignoré les avertissements officiels. Les collectifs de parents envisagent une manifestation pour réclamer une réouverture accélérée sous surveillance technique.

Le compte à rebours est lancé pour les services municipaux et académiques. Trouver plus de deux cents places disponibles dans les écoles publiques du bassin creillois relève désormais du casse-tête logistique.

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