Une vidéo volée de 12 secondes met le feu aux poudres
Tout a commencé le vendredi 26 juin 2026. La militante et influenceuse d’extrême droite Mila a publié sur son compte X une séquence de 12 secondes à peine. On y voit l’élue de La France insoumise (LFI) en maillot de bain, installée à l’avant d’un bateau de plaisance amarré dans un port.
Derrière la caméra, une voix féminine lance des provocations directes, qualifiant l’eurodéputée de « petite bobo gauchiste » profitant d’un navire de luxe pendant que les Français subissent la chaleur. La vidéo est immédiatement devenue virale, accumulant plus de deux millions de vues en quelques heures et déclenchant un véritable raid numérique de la part de la « fachosphère ».
La contre-attaque de Manon Aubry : la transparence des chiffres
Face aux vagues d’insultes l’accusant d’hypocrisie anticapitaliste et de mener grand train avec « l’argent du contribuable », l’ancienne porte-parole de l’ONG Oxfam a décidé de briser le silence avec une mise au point particulièrement cinglante. Hors d’elle mais déterminée, elle a balayé les accusations en dévoilant les coulisses et le prix exact de son week-end familial.
L’élue a rappelé la réalité factuelle de son escapade maritime :
- Il ne s’agit pas d’un yacht de luxe de milliardaire, mais d’un simple bateau à voile traditionnel.
- Le navire a été loué collectivement à la journée pour célébrer l’anniversaire de son père, le journaliste Bruno Aubry.
- Le coût réel de cette sortie en mer s’élève à 70 euros par personne et par jour, payé de sa poche.
- Ce moment privé dans le Var, la région où elle a grandi et passé son enfance, était planifié de longue date par ses proches.
« L’imbécile regarde le bateau à voile » : le tacle à Bernard Arnault
Pour Manon Aubry, le parallèle tenté par ses opposants avec les milliardaires est totalement insupportable. Cette polémique est survenue le lendemain d’un tweet de l’élue ciblant le superyacht de Bernard Arnault, en réaction à une sortie polémique de Yann Barthès dans l’émission Quotidien affirmant que « tout le monde était logé à la même enseigne face à la canicule ».
« Quand je dénonce les yachts de luxe, l’imbécile regarde le bateau à voile. Heureusement que je n’ai pas critiqué les Porsche avant de conduire une Clio, on aurait pu me demander de me justifier. »
L’insoumise de 36 ans insiste sur un point central : un voilier propulsé par le vent ne génère pas de pollution fossile et n’a aucun rapport avec les navires de luxe immatriculés dans les paradis fiscaux. Elle rappelle également des données macroéconomiques majeures pour recentrer le débat sur la justice environnementale et le Pacte vert européen, des thématiques qu’elle analyse régulièrement en s’appuyant sur les compétences acquises durant le parcours scolaire de Manon Aubry avant son entrée en politique.
Selon les données partagées par la députée, 1 % des individus les plus riches de la planète génèrent à eux seuls plus de deux fois les émissions mondiales de carbone produites par la moitié la plus pauvre de l’humanité réunie. Pour elle, le combat politique doit rester braqué sur les véritables responsables industriels du changement climatique.
Jordan Bardella s’en mêle, l’eurodéputée le renvoie dans ses cordes
La controverse a pris une tournure encore plus électrique lorsque Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN), a tenté de s’immiscer dans l’échange. Le leader frontiste a publié un message teinté d’ironie, feignant de soutenir son opposante face au harcèlement numérique tout en accusant LFI de pratiquer des méthodes similaires au quotidien.
La réponse de Manon Aubry ne s’est pas fait attendre et s’est avérée particulièrement dévastatrice pour le patron du RN. Elle a immédiatement refusé son soutien public avant d’attaquer directement la mise en scène de sa vie privée.
« Je n’ai pas besoin de votre soutien. La différence entre vous et moi, c’est que je n’organise pas de fausse paparazzade pour me mettre en scène avec une héritière royale. »
Une flèche directe envoyée en référence à la récente couverture de Paris-Match officialisant la relation de Jordan Bardella avec la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. L’eurodéputée conclut sa mise au point en s’excusant auprès de son père pour cette intrusion médiatique dans son anniversaire, bien décidée à poursuivre son mandat à Bruxelles sans se laisser impressionner.







