Un accident rarissime et un passage par la réanimation
Les vacances d’été ont pris une tournure inattendue pour la responsable politique de La France Insoumise. Lundi 17 août en fin de journée, Manon Aubry a partagé sur son compte Instagram un cliché depuis sa chambre d’hôpital, le sourire aux lèvres malgré la gravité de l’accident.
L’élue de 36 ans a révélé avoir subi l’attaque d’un reptile venimeux, un événement particulièrement inhabituel sur le territoire national :
- Moins de 300 morsures de vipère recensées en moyenne chaque année en France.
- Complications directes liées à l’envenimation, nécessitant un transfert d’urgence en soins intensifs.
- Parcours médical complet : prise en charge initiale aux urgences puis surveillance étroite en réanimation.
« Il y en a moins de 300 en France par an et il a fallu que ça tombe sur moi ! »
Pour dédramatiser l’événement, son entourage lui a offert un exemplaire du livre jeunesse Monsieur Malchance, brandi fièrement sur sa publication pour rassurer sa communauté et ses collègues parlementaires.
Un vibrant hommage aux soignants et à l’hôpital public
Au-delà de l’anecdote médicale, la coprésidente du groupe de La Gauche au Parlement européen a immédiatement relié cette épreuve personnelle à son engagement politique en faveur du système de santé, forgé dès ses années de formation et documenté dans le parcours scolaire et universitaire de Manon Aubry.
Marquée par son passage dans les services de pointe, elle a tenu à saluer le dévouement des équipes hospitalières :
« Merci aux soignants du service d’urgence puis du service réanimation qui ont bien pris soin de moi. Vive l’hôpital public : promis, on va continuer à se battre pour vous donner les moyens ! »
Ce message résonne avec les batailles budgétaires récurrentes sur les moyens alloués aux structures hospitalières, souvent soumises à de fortes tensions estivales dans les régions touristiques.
Rentrée politique adaptée et jambe immobilisée
Si le pronostic vital n’est plus engagé, les séquelles temporaires imposent un repos strict à la députée. Manon Aubry doit maintenir sa jambe totalement immobilisée durant sa convalescence, ce qui bouscule son agenda pour la reprise des activités partisanes.
Son programme des prochains jours est donc revu au cas par cas :
- Annulation des « Amfis jeunes » : elle ne pourra pas participer au rassemblement des moins de 26 ans prévu à Upie dans la Drôme.
- Présence maintenue aux « Amfis » : elle confirme sa venue aux universités d’été de son mouvement du 20 au 23 août à Châteauneuf-sur-Isère.
- Format adapté : une reprise physique « sur un pied », mais avec une participation affirmée aux débats.
Une détermination intacte face aux échéances
Fidèle à son style combatif, l’eurodéputée a conclu sa prise de parole par un mot d’esprit destiné à ses adversaires politiques, assurant qu’elle compte bien « faire taire les langues de vipères » dès son retour sur le terrain pour une année qu’elle qualifie de décisive.
Cette mésaventure médicale clôt un été mouvementé pour l’élue varoise, déjà au cœur de l’attention médiatique quelques semaines plus tôt lorsque Manon Aubry a été ciblée par l’extrême droite sur un voilier lors d’une virée familiale. Elle entend reprendre le fil des travaux européens et nationaux dès la fin de son protocole d’immobilisation.







