Le rappeur de 31 ans, Mohamed Bellahmed de son vrai nom, se trouve à nouveau dans le collimateur de la justice après une soirée qui a totalement dérapé en mai dernier dans le 18e arrondissement de la capitale. Déjà écroué à la suite des faits, il risque jusqu’à six ans de prison.
Une soirée qui bascule pour une montre perdue
Les événements se sont déroulés dans la nuit du 26 au 27 mai dernier. Alertés vers 4 heures du matin par des bruits d’impacts, des cris et les appels au secours d’une femme, les voisins de l’artiste ont immédiatement prévenu la police.
Face à une porte close, les forces de l’ordre ont dû forcer l’entrée du logement. C’est là qu’ils ont découvert une jeune femme présentant de multiples traces de coups et le visage tuméfié. Tentant de s’échapper par la fenêtre ou le toit à l’arrivée des policiers, le rappeur a rapidement été interpellé dans la rue en état d’ivresse avant d’être placé en garde à vue.
Selon les éléments transmis par le parquet de Paris, l’agression aurait éclaté pour un motif dérisoire :
- Le déclencheur : Ne retrouvant plus sa montre de luxe de marque Rolex, le rappeur s’en serait violemment pris à son invitée.
- La première victime : Une jeune femme qui le connaissait depuis quelques jours, rouée de coups et étranglée d’après les constatations.
- La seconde victime : Une autre femme présente en début de soirée qui a affirmé avoir été giflée par l’artiste.
Si la soirée semblait s’être déroulée dans un contexte de fête, le climat s’est brutalement tendu. Un épisode qui rappelle immédiatement les circonstances de son précédent placement en détention, comme lorsque Moha La Squale a été arrêté pour violences et écroué à Paris.
Un profil d’habitué des tribunaux
Le casier judiciaire du prévenu pèse lourdement dans la balance des magistrats. Révélé au grand public à la fin des années 2010, l’ancien espoir du rap français avait vu sa carrière s’effondrer après avoir été mis en cause dans la foulée du mouvement Balance Ton Rappeur.
En juillet 2024, le tribunal correctionnel de Paris l’avait déjà condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour violences par conjoint, séquestration et menaces de mort envers six anciennes compagnes. Libéré le 25 août 2025 après avoir purgé une grande partie de sa peine en détention provisoire, l’artiste semblait vouloir tourner la page.
Pourtant, cette liberté aura été de très courte durée. Alors que la communauté hip-hop suivait de près sa réinsertion, le souvenir du moment où Moha La Squale annonçait sa sortie de prison semble aujourd’hui bien lointain face à la gravité des nouvelles accusations.
La détention provisoire pour éviter la récidive
Placé en détention provisoire dès la fin du mois de mai dans l’attente de son jugement et à la suite d’expertises, Mohamed Bellahmed est maintenu en prison pour limiter tout risque de pression sur les victimes ou de réitération des faits.
« Le tribunal a pris en compte le risque de réitération des faits et de pression sur deux femmes pour ordonner son maintien en détention. » — Parquet de Paris.
L’audience de ce vendredi doit faire toute la lumière sur le déroulement exact de cette nuit de mai et déterminer la responsabilité de l’ex-star du rap face à des faits commis en état de récidive légale.







