Un piège tendu en pleine rue
Le 14 juin dernier, tout commence par une demande en apparence anodine. Dans une rue de Pantin, une dame âgée aborde une jeune passante. Elle lui demande un service simple : l’aider à monter ses sacs de courses jusqu’à son appartement, situé au septième étage d’un immeuble.
La victime accepte, sans se douter qu’elle marche vers un piège. Une fois à l’intérieur, la porte se verrouille derrière elle. Le fils de la retraitée, un homme d’une cinquantaine d’années, surgit alors.
- La victime est conduite de force dans une chambre.
- Elle subit un viol avec pénétration.
- Malgré ses supplications, l’agresseur lui interdit de partir, menaçant de s’en prendre physiquement à elle.
Une évasion miraculeuse
Face à la terreur, la jeune femme ne perd pas ses moyens. Déterminée à survivre, elle feint de vouloir prendre l’air sur le balcon pour apaiser son agresseur. Une fois à l’extérieur, elle prend tous les risques : elle se hisse sur la rambarde et entame une dangereuse escalade de balcon en balcon.
« C’est par un acte de courage inouï que la jeune femme va parvenir à s’échapper », rapporte Linda Kebbab, porte-parole du syndicat de police Un1té.
Elle parvient finalement à atteindre le cinquième étage, où un voisin lui ouvre en urgence. Pendant qu’elle est mise en sécurité, la mère du suspect aurait tenté de reprendre contact avec elle à travers la porte du voisin, avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour interpeller le duo.
Un climat de tension à Pantin
Cette affaire sordide s’ajoute à une actualité déjà lourde dans le secteur. Pantin a en effet été le théâtre de plusieurs événements récents ayant marqué les esprits, notamment la découverte tragique d’un corps sur le quai du tramway T3b. Ces faits divers successifs renforcent le sentiment d’insécurité ressenti par les habitants de la commune.
Des suspects déjà connus de la justice
L’interpellation menée par la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI 93) et la BAC de Pantin a permis de mettre fin à ce calvaire. L’enquête révèle un mode opératoire qui soulève de lourdes inquiétudes sur le passé de ces individus.
Ce que l’on sait des mis en cause :
- L’homme : Déjà condamné pour des faits de viols, violences conjugales et menaces de mort.
- La mère : Également connue des services pour complicité, elle est soupçonnée d’avoir organisé le guet-apens.
Linda Kebbab souligne la gravité de la situation : ce mode opératoire ne semblait pas improvisé. Une enquête est désormais en cours pour déterminer si d’autres victimes auraient pu subir le même sort sans réussir à s’échapper.







