Le parcours d’achat classique est mort. Selon une étude OpinionWay pour Orisha Commerce publiée ce lundi 13 avril 2026, la Gen Z a totalement switché ses habitudes. Fini les comparateurs de prix poussiéreux, place aux flux infinis et aux agents conversationnels qui vous connaissent mieux que vos potes.
Le chiffre qui fait trembler les marques ? 33 % des jeunes Français déclarent acheter au moins une fois par mois un produit recommandé par une intelligence artificielle, comme ChatGPT ou Gemini. C’est quasiment autant que les influenceurs humains.
Le nouveau triangle d’or : TikTok, Insta, IA
Pour cette génération, la découverte d’un produit ne commence plus par une intention (« je cherche une veste »), mais par une immersion. On découvre en scrollant, on valide en chattant.
- TikTok règne en maître : 66 % des sondés l’utilisent comme première source d’info.
- L’IA générative explose : 35 % des jeunes consultent ChatGPT avant de sortir la carte bleue.
- Google est relégué en 4ème position : les moteurs de recherche traditionnels ne sont plus la porte d’entrée.
« Google n’est plus une porte d’entrée. Pour les 15-25 ans, la décision d’acheter commence désormais dans un flux », explique l’étude.
C’est ce qu’on appelle le commerce social. Ce n’est plus vous qui allez au produit, c’est le produit qui vous traque dans votre feed, calibré par une IA qui analyse vos moindres likes pour déclencher l’achat impulsif.
L’IA vs l’influenceur : le match est lancé
On pensait les influenceurs intouchables, mais l’IA est en train de faire un hold-up sur leur crédibilité. À 59 %, les jeunes déclarent faire confiance aux conseils d’une IA pour leurs achats. C’est un score colossal quand on sait que les influenceurs « en chair et en os » plafonnent à 62 %.
Pourquoi ce basculement ? Peut-être à cause d’une certaine fatigue. 74 % des jeunes se méfient désormais activement des placements de produits faits par des humains, jugés trop envahissants ou peu sincères. L’IA, elle, est perçue comme un outil de personnalisation plus « propre », même si elle n’est pas sans défauts.
Le revers de la médaille : entre impulsion et méfiance
Si vous avez déjà craqué pour un gadget inutile à 2h du matin, vous n’êtes pas seul. L’étude révèle que l’achat impulsif est devenu le mode de fonctionnement par défaut :
- 83 % des jeunes ont déjà acheté un produit découvert « par hasard » en naviguant.
- 42 % avouent que cette situation de craquage spontané est fréquente.
- 44 % ont déjà finalisé un achat lors d’un live shopping sur TikTok ou Snapchat.
Pourtant, tout n’est pas rose au pays des algorithmes. Une résistance s’organise. Environ 52 % des jeunes n’ont jamais finalisé d’achat via une IA et jurent qu’ils ne le feront pas de sitôt. Les craintes sont claires : des conseils inadaptés (46 %), une incapacité de l’IA à saisir leurs goûts réels (36 %) et surtout, le soupçon de biais commerciaux cachés derrière le code.
« Ils achètent, certes, mais avec un regard acéré sur ce qui relève de la recommandation sincère », souligne le rapport.
Le message pour les marques est limpide : si vous n’êtes pas dans le flux de TikTok ou dans la réponse d’un chatbot, vous n’existez plus. Mais attention, la Gen Z vous surveille. Elle veut de la personnalisation, oui, mais sans se faire manipuler par une machine trop gourmande en données.








