Un neuroscientifique pointe l’impact des écrans sur la Gen Z

C’est un séisme dans le monde de l’éducation et de la science. Pour la première fois depuis que l’on mesure le développement humain, une génération obtient des scores inférieurs à celle qui l’a précédée. Selon le neuroscientifique Dr Jared Cooney Horvath, la Gen Z (née entre 1997 et 2010) brise une progression constante observée depuis près de 200 ans.
jared cooney

Le déclin historique des capacités cognitives

Le constat dressé devant le Sénat américain en janvier 2026 est sans appel. Alors que chaque génération surpassait systématiquement ses parents en termes de QI et de compétences académiques depuis la fin du XIXe siècle, la Gen Z marque un coup d’arrêt brutal. Les tests standardisés montrent une baisse significative dans des domaines clés : la lecture, les mathématiques, la mémoire et la capacité de résolution de problèmes.

Plus inquiétant encore, cette chute de performance survient alors que les jeunes passent plus de temps que jamais sur les bancs de l’école. Pour le Dr Horvath, le coupable est clairement identifié : l’omniprésence des écrans et de la technologie éducative (EdTech), qui aurait « stagné » le développement cognitif des élèves au lieu de le booster.

Le cerveau humain face au « piège » du numérique

Pourquoi le smartphone nous rendrait-il moins performants ? Le Dr Horvath explique que le cerveau humain n’a pas évolué pour traiter l’information via des clips TikTok de 15 secondes ou des résumés en « bullet points ». Nous sommes biologiquement programmés pour apprendre par l’interaction humaine directe et l’étude profonde. En passant plus de la moitié de leur temps d’éveil devant un écran, les adolescents perdent l’habitude de l’effort intellectuel soutenu.

Le numérique a transformé les étudiants en « skimmers » (survolurs). Au lieu de lire un roman ou de réfléchir à un concept complexe, le cerveau s’habitue à scanner rapidement des fragments d’information superficiels. Cette habitude détruit la mémoire de travail et la discipline mentale nécessaire à tout apprentissage sérieux. Selon les données portant sur 80 pays, dès qu’une nation adopte massivement les tablettes et ordinateurs à l’école, les résultats s’effondrent.

« Ce n’est pas du progrès, c’est une reddition. Nous redéfinissons l’éducation pour qu’elle s’adapte à l’outil, au lieu de former nos enfants », prévient Jared Cooney Horvath.

Vers une « urgence sociétale » et un retour au papier ?

L’expert ne mâche pas ses mots : il qualifie la situation d' »urgence sociétale ». Le décalage est d’autant plus grand que de nombreux jeunes de la Gen Z seraient « surconfiants » quant à leurs capacités, ignorant qu’ils sont techniquement moins armés que leurs parents au même âge. Ce paradoxe rend la prise de conscience et le changement de comportement encore plus difficiles.

Face à ce constat, les recommandations des experts sont radicales : limiter drastiquement le temps d’écran en classe, retarder l’arrivée du smartphone chez les plus jeunes et revenir à des méthodes qui ont fait leurs preuves. Certains pays scandinaves ont déjà commencé à bannir l’EdTech pour revenir aux manuels papier. L’objectif ? Redonner aux cerveaux de la génération Alpha la chance de redevenir des « brainiacs » en musclant à nouveau leur attention et leur rigueur intellectuelle.

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