L’enfer des DM pour une influenceuse de 14 ans
Propulsée sous les projecteurs dès l’âge de 12 ans sur YouTube, Paola Locatelli a connu une ascension fulgurante. Mais derrière les millions de likes et les contrats de luxe, la réalité était bien plus sombre. Dans le dernier épisode de son podcast diffusé ce 4 février, celle qui est aujourd’hui âgée de 21 ans revient avec effroi sur l’attention déplacée qu’elle recevait de la part d’hommes majeurs alors qu’elle était encore au collège.
« Je me faisais DM par tous les footballeurs, même des acteurs… », confie-t-elle sans détour. La jeune femme, qui sera à l’affiche du film LOL 2.0 ce 11 février 2026, souligne l’impunité de ces célébrités qui profitaient de sa notoriété précoce. Avec le recul, son constat est sans appel : si elle décidait de briser l’anonymat de ses harceleurs, le séisme médiatique serait total. « Si je dis les noms, je peux tuer des carrières », lâche-t-elle.
« C’étaient des pédophiles » : le constat lucide d’une rescapée
Désormais adulte, Paola analyse cette période avec une lucidité qui fait froid dans le dos. Elle rejette l’argument classique du « elle faisait plus vieille que son âge ». Pour elle, sa vulnérabilité était évidente et ces hommes savaient parfaitement à qui ils s’adressaient. « J’avais 14 ans, tout le monde le savait. Ça se voyait que j’avais une tête de bébé », explique-t-elle en se qualifiant de « bébé Cadum » à l’époque.
L’influenceuse aux 1,9 million d’abonnés sur Instagram lie cette explosion de messages à sa puberté précoce. Elle raconte comment l’apparition de sa poitrine a transformé le regard des adultes sur elle, créant un climat d’hypersexualisation constante. Ce qui lui semblait être une forme de « validation » flatteuse à l’époque lui provoque aujourd’hui un profond sentiment de dégoût : « C’étaient des pédophiles ».
Que dit la loi sur les propositions sexuelles aux mineurs ?
Le témoignage de Paola Locatelli n’est pas qu’une simple anecdote de star, c’est une dénonciation de faits passibles de lourdes sanctions pénales. En France, la protection des mineurs sur Internet est strictement encadrée par le Code pénal, et les célébrités ne font pas exception à la règle.
- Article 227-22-1 : Le fait pour un majeur de faire des propositions sexuelles à un mineur de moins de 15 ans via un moyen de communication électronique est puni de 2 ans de prison.
- Amende : Le coupable encourt jusqu’à 30 000 euros d’amende.
- Circonstance aggravante : Si les messages mènent à une rencontre physique, la peine grimpe à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.
Cette prise de parole courageuse de Paola Locatelli intervient dans un contexte de libération de la parole sur les dérives du star-système et du sport de haut niveau. En refusant de se taire, elle rappelle que derrière les comptes certifiés et les carrières prestigieuses se cachent parfois des comportements prédateurs que le statut social ne saurait justifier.








