Passer de 1m70 à 1m84 : ce n’est pas le scénario d’un film de science-fiction, mais la réalité de Theresia Fischer. Révélée par l’émission Germany’s Next Top Model, la jeune femme de 31 ans a partagé sur Instagram les clichés de sa nouvelle silhouette. On y découvre des jambes interminables de 116 cm, marquées par les cicatrices d’un protocole chirurgical qui aura duré sept ans.
Un protocole médical digne d’un film d’horreur
Si le résultat semble satisfaire l’influenceuse, le parcours pour y arriver est particulièrement éprouvant. Cette technique, appelée allongement osseux, ne se résume pas à une simple incision. Il s’agit d’une procédure lourde qui consiste à modifier la structure même du squelette.
- La fracture volontaire : Les chirurgiens scient l’os du fémur ou du tibia en deux.
- L’insertion mécanique : Une tige télescopique en métal est insérée à l’intérieur de l’os.
- Le gain millimétré : Grâce à un système de vis, la tige s’allonge d’un millimètre par jour, forçant l’os à se reconstruire dans l’espace vide.
- La consolidation : Il faut attendre plusieurs mois pour que l’os « s’ossifie » totalement et redevienne solide.
Pour Theresia, ce processus a été doublé : une première étape de 8,5 cm, suivie d’une seconde de 5,5 cm. Un marathon médical qui a laissé des traces physiques et psychologiques.
« Une année de force, d’énergie et d’endurance. Une année sans talons hauts. Une année qui a changé toute ma vie », confie-t-elle à ses 146 000 abonnés.
146 000 euros : le détail d’une facture vertigineuse
Contrairement à une chirurgie réparatrice classique pratiquée pour corriger une malformation, Theresia Fischer a financé l’intégralité de cette transformation esthétique avec ses cachets de mannequin. Le quotidien allemand Bild a révélé le détail des coûts, et les chiffres donnent le tournis.
Le budget total de 146 000 euros ne comprend pas seulement l’acte opératoire. Il inclut les deux interventions principales (112 000 euros), mais aussi les ablations de matériel, la kinésithérapie intensive (12 500 euros), les séances d’ostéopathie et les nombreux médicaments antidouleur nécessaires pour supporter l’étirement des tissus.
Une polémique qui s’enflamme sur les réseaux
Sur Instagram, les réactions sont loin d’être unanimes. Si Theresia affirme se sentir « enfin bien » dans son corps, de nombreux internautes et professionnels de santé s’inquiètent de la promotion d’une telle pratique. Les critiques se concentrent sur deux points : l’aspect disproportionné de la silhouette et l’éthique des chirurgiens.
« Le risque, c’est que les vaisseaux, les nerfs, les muscles et les ligaments ne suivent pas. Ce n’est pas anodin », prévient le Dr Catherine Bergeret-Galley dans les colonnes du Parisien.
Au-delà des risques médicaux, comme les infections osseuses que le mannequin a subies en 2022, c’est le message envoyé aux jeunes filles qui pose question. Certains abonnés pointent du doigt une instabilité psychologique, notant que Theresia a parfois justifié cette opération par le harcèlement subi durant sa jeunesse, ou encore par la pression d’un ex-compagnon.









