Un accord avorté qui change la donne
On pensait l’affaire presque classée grâce à une procédure de « plaider-coupable » (CRPC). Le parquet de Rouen avait pourtant proposé une sortie de crise négociée pour Kenza Benchrif et Allan Liehrmann :
- 30 000 euros d’amende ferme.
- 30 000 euros d’amende avec sursis.
- Le remboursement intégral des sommes dues à l’Urssaf.
Mais, coup de théâtre, le juge homologateur a refusé de valider cet accord. Comme le révèle Paris-Normandie, le magistrat a préféré renvoyer l’affaire en audience classique, estimant sans doute que la gravité ou la nature des faits méritait un débat public plutôt qu’une signature dans l’ombre d’un cabinet.
« C’est regrettable parce que ce n’était pas un dossier complexe, il n’y a pas de manœuvre de dissimulation », a réagi Me Jérémy Kalfon, l’avocat du couple, invoquant une simple « inexpérience ».
Salon de bronzage et « poupettes » non déclarées
Au cœur de l’enquête, on retrouve principalement l’activité du couple entre 2019 et 2024. Les poursuites visent leur ancien salon de bronzage rouennais, le « O’Sun Time », aujourd’hui liquidé. La liste des infractions reprochées par la justice française est longue :
- Travail dissimulé : des employés auraient travaillé sans être déclarés.
- Pratiques commerciales trompeuses : des méthodes de vente douteuses entre 2022 et 2023.
- Emploi d’un étranger sans titre : des faits remontant au premier semestre 2024.
Plus gênant pour la star des réseaux sociaux, la justice lui reproche également un défaut de déclaration d’entreprise au lancement de sa carrière d’influenceuse. En clair, on l’accuse d’avoir généré des revenus massifs sans avoir créé la structure légale adéquate à ses débuts.
Un calendrier judiciaire chargé
Pour Poupette Kenza, cette convocation à Rouen n’est qu’un chapitre de plus dans une chronique judiciaire déjà dense. Rappelons que la jeune femme a déjà connu l’incarcération par le passé dans une affaire distincte liée à une extorsion de fonds. Cette fois, l’enjeu est financier et professionnel, mais l’image de « reine des poupettes » est à nouveau mise à rude épreuve.
D’après les informations relayées par Le Parisien, le procès pourrait se tenir dès le mois de juin 2026. D’ici là, le couple bénéficie de la présomption d’innocence. Leur défense mise tout sur la thèse de la « négligence » administrative plutôt que sur une volonté délibérée de fraude fiscale.
On imagine que pour celle qui filme chaque instant de sa vie, cette nouvelle confrontation avec la réalité du tribunal correctionnel sera l’une des épreuves les plus scrutées de l’année. Reste à savoir si elle choisira, ou non, d’en faire un « story-time » pour sa communauté.








