Originaire de Zacatecas au Mexique, la jeune femme a décroché son diplôme après cinq années d’études acharnées à l’université (BUAZ). Dans un monde où les plafonds de verre sont encore trop nombreux pour les personnes en situation de handicap, Ana Victoria a choisi de ne pas simplement les regarder, mais de les briser, un par un, pour prêter serment.
Une « enseignante ombre » pour contrer l’exclusion
Le parcours d’Ana Victoria n’a pas été un tapis rouge. Face à une institution universitaire qui n’était pas préparée à l’accueillir, elle a dû faire preuve d’une résilience hors du commun. Son arme secrète ? Sa mère, Marisol, qui est devenue sa « maestra sombra » (enseignante ombre).
- Une alliée de choc : Sa mère a suivi les cours à ses côtés pour l’épauler dans la prise de notes et la préparation des examens.
- Le poids du regard : Ana a dû affronter le doute de certains professeurs et la discrimination au quotidien dans les couloirs de la fac.
- La force mentale : « Le limite, c’est le ciel », répète-t-elle souvent pour expliquer son refus d’abandonner.
J’ai choisi le droit pour défendre les personnes handicapées, pour aider ceux qui n’ont pas de voix. C’est pour ça que je suis avocate.
Malgré les obstacles, Ana Victoria a pu compter sur le soutien de ses camarades de classe et d’un professeur qui a cru en elle dès le premier jour, prouvant que l’inclusion est avant tout une question de volonté humaine.
De la robe d’avocate aux bancs du Parlement
Mais ne croyez pas qu’Ana Victoria compte s’arrêter au barreau. Pour elle, le droit est un outil, et la politique est le chantier. Elle a déjà tenté une première incursion en se présentant comme candidate députée locale à Zacatecas pour le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI).
Si cette première tentative n’a pas abouti à une élection, elle a servi de test de crédibilité. Ana Victoria se prépare déjà pour les prochaines échéances avec une ambition claire : changer les lois de l’intérieur. Elle s’inspire notamment du parcours de Mar Galcerán en Espagne, première élue trisomique à siéger dans un parlement régional.
Une artiste engagée au rayonnement mondial
Quand elle ne plaide pas ou ne prépare pas ses futurs discours politiques, Ana Victoria s’exprime à travers l’art. Sous le pseudonyme « Tory », elle peint des œuvres vibrantes qui ont déjà été exposées au Congrès de l’Union à Mexico City.
- Une distinction d’État : En décembre 2025, elle a reçu le prix officiel de l’inclusion au Mexique.
- Une icône internationale : Des fondations en Espagne, au Chili et au Pérou la sollicitent déjà pour des collaborations.
- Un message universel : Elle refuse de quitter sa terre natale, préférant mener son combat là où tout a commencé.
L’histoire d’Ana Victoria pose une question brutale à nos sociétés : combien de talents sont gâchés chaque année faute d’un accompagnement adapté ? Pour la jeune avocate, le handicap ne doit plus être une barrière, mais une force qui pousse à l’excellence.
Nous devons être des femmes inébranlables. Ne laissez personne vous dire que vous ne pouvez pas réussir à cause de votre différence.








