Le salaire des 36 nouveaux adjoints d’Emmanuel Grégoire

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, vient de dévoiler son équipe de choc : 36 adjoints prêts à piloter la capitale, mais leurs indemnités font déjà chauffer les calculettes des contribuables.
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À peine installé dans le fauteuil de premier magistrat ce dimanche 29 mars 2026, l’ancien premier adjoint a officialisé la composition de son exécutif. Si la parité et les dossiers prioritaires (logement, transports, écologie) sont au cœur du discours, c’est un autre chiffre, bien plus sonnant et trébuchant, qui affole les réseaux sociaux et les plateaux télé : celui de la fiche de paie des élus parisiens.

Plus de 4 300 euros net par mois pour un adjoint

On ne parle pas ici de « salaire » au sens strict du droit du travail, mais d’indemnités de fonction. Pourtant, pour le commun des mortels, le virement mensuel est bien réel. Selon les barèmes officiels de la Ville de Paris mis à jour en octobre 2025, voici ce que vont toucher les nouveaux visages de l’Hôtel de Ville :

  • Adjoints au maire (les 36 nommés) : 5 960,26 € brut, soit environ 4 363 € net avant impôts.
  • Maires d’arrondissement (comme Rachida Dati) : 5 960,26 € brut, soit la même somme qu’un adjoint à la mairie centrale.
  • Conseillers de Paris (comme Sophia Chikirou) : 4 526,71 € brut, ce qui donne environ 3 382 € net.

Pour la municipalité, l’addition est salée. Rien que pour l’équipe des adjoints, la facture s’élève à près de 2,5 millions d’euros par an. Une somme qui ne passe pas inaperçue dans une ville où la fiscalité locale est devenue un sujet de tension majeure.

L’indemnisation des élus est un sujet sensible, surtout dans une ville où la taxe foncière a explosé et où la taxe sur les résidences secondaires atteint des sommets.

Et pour le maire ? Le jackpot plafonné

Emmanuel Grégoire, en tant que patron de la plus grande ville de France, bénéficie logiquement du traitement le plus élevé, même s’il est strictement encadré par la loi. Son indemnité est fixée à 9 719,77 € brut par mois.

Ce montant correspond au plafond légal autorisé. Pour être précis, sa fiche de paie affiche une indemnité de 9 727,56 €, mais subit un « écrêtement » de 5,99 € pour ne pas dépasser les limites fixées par le Code général des collectivités territoriales. Pas de cumul infini possible donc : la loi limite le montant total des indemnités pour les élus qui multiplieraient les mandats.

Pourquoi ça coince auprès des Parisiens ?

Si ces montants sont légaux et justifiés par l’ampleur des responsabilités (Paris gère un budget de plusieurs milliards d’euros), le timing de ces révélations est délicat. Les citoyens, dont le pouvoir d’achat est mis à mal, scrutent désormais chaque euro d’argent public avec une exigence de transparence totale.

  • La taxe foncière : Sa hausse spectaculaire ces dernières années rend les contribuables ultra-vigilants sur le train de vie de l’Hôtel de Ville.
  • L’efficacité : Comme le soulignent de nombreux experts, les Parisiens acceptent de payer leurs élus, à condition que l’argent soit utilisé de manière « efficiente ».
  • La visibilité : Avec 36 adjoints, Paris possède l’un des exécutifs les plus denses de France, ce qui multiplie mécaniquement les coûts de fonctionnement.

Entre la nécessité de rémunérer des experts dédiés à la gestion d’une métropole mondiale et l’exigence de sobriété réclamée par la rue, Emmanuel Grégoire va devoir prouver que son équipe vaut chaque centime de ces 2,5 millions d’euros annuels. À Paris, plus qu’ailleurs, la politique est aussi une affaire de gros sous.

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