La technique de la roue de secours n’a pas du tout convaincu les douaniers
Tout s’joue le 22 juillet dernier au péage de Chamant, dans l’Oise. Alors qu’il traverse l’infrastructure autoroutière, Di C., un ressortissant chinois de 38 ans, croise la route des agents des douanes. Quand on lui demande s’il transporte plus de 10 000 euros en espèces, la réponse fuse, nette et définitive : « Non ».
Sauf que les douaniers ont du nez et décident de fouiller la voiture de fond en comble. Bien leur en a pris. Derrière le siège conducteur, un sac à dos est gorgé de billets, mais la palme revient à la cachette principale :
- Une partie colossale de l’argent liquide était soigneusement dissimulée sous la roue de secours.
- Au total, c’est la somme exacte de 186 940 euros qui est saisie par les autorités.
Un procès surréaliste face au tribunal
Lundi, l’intégré s’est retrouvé dans le box du tribunal de Senlis pour répondre de tentative de transfert non déclaré d’argent liquide vers un autre État, de transport de fonds provenant d’un délit et de blanchiment. Autant dire que le dossier est lourd.
Mais au lieu d’amadouer les juges, le prévenu a opté pour une stratégie pour le moins agaçante. Entre trous de mémoire soudains et mutisme calculé, il a sérieusement agacé la présidente d’audience en faisant mine de ne pas comprendre les questions les plus simples.
« Le prévenu s’est montré peu coopératif, agaçant la présidente d’audience par ses trous de mémoire et son obstination à ne pas comprendre les questions. »
Pour justifier l’origine de ce pactole, l’homme a fini par évoquer une collecte réalisée auprès de commerçants d’Aubervilliers, en région parisienne. Une explication qui n’a évidemment pas suffi à attendrir la justice, bien au contraire.
La sanction est tombée sans filtre : le tribunal a prononcé une condamnation à six mois de prison ferme assortie d’un mandat de dépôt. Direction immédiate la case prison pour l’automobiliste trop inventif.







