Macklemore écarté de la tournée d’Ed Sheeran

Tu penses qu’un simple slogan lâché en plein concert ne peut pas faire imploser une tournée mondiale de superstars ? C’est pourtant exactement ce qui vient de se passer pour Macklemore.
macklemore ed sheeran

La tribune XXL offerte par Ed Sheeran n’aura finalement pas résisté aux remous géopolitiques. Prévu sur les premières parties de la tournée américaine « Loop », le rappeur Macklemore a été officiellement débarqué de l’affiche par le promoteur Messina Touring Group.

En cause ? Des prises de position cash tenues début septembre au MetLife Stadium, près de New York. Micro en main, l’interprète de Can’t Hold Us avait profité de sa performance pour lancer un puissant « Free Palestine » et projeter des images de dévastation à Gaza et en Cisjordanie.

Une séquence choc qui fait écho à ses précédents engagements artistiques, à l’image de son morceau Hind’s Hall, et qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux, déclenché une pétition du Conseil israélo-américain et provoqué un tollé général aux États-Unis.

L’ultimatum des propriétaires de stades

Face à la polémique, l’étau s’est rapidement resserré autour d’Ed Sheeran, connu pour sa ligne habituellement très apolitique. Selon les révélations de Macklemore, la sentence est tombée après un appel direct de Robert Kraft, propriétaire du prestigieux Gillette Stadium.

Un front commun des propriétaires de salles aurait alors posé un choix radical à la star britannique :

  • Exclure immédiatement Macklemore de la tournée sous peine de voir toutes les dates restantes annulées.
  • Protéger l’organisation de concerts représentant des centaines de milliers de spectateurs à travers le pays.
  • Céder face aux pressions financières et logistiques imposées par les gestionnaires d’infrastructures.

Le promoteur a ainsi tranché, confirmant que le rappeur ne se produirait pas sur les huit dates restantes prévues dans les plus grands stades américains.

« Il n’y a pas de position neutre »

Loin de se laisser abattre, Macklemore a riposté via un long message publié sur Instagram. Tout en qualifiant Ed Sheeran de « frère » et en reconnaissant la situation délicate de son ami, le rappeur a assumé chaque mot prononcé sur scène.

« Si ces mots m’ont coûté la scène, tout en ramenant le débat sur la Palestine, alors c’était la tournée la plus réussie à laquelle j’ai jamais participé. »

L’artiste a également tenu à répondre aux accusations d’antisémitisme et aux critiques de la chanteuse Pink, réaffirmant que son message visait uniquement à exiger l’égalité et la fin des violences, tout en refusant de pratiquer la langue de bois.

Une affaire explosive qui prouve qu’aux États-Unis, la liberté d’expression artistique sur les scènes des plus grands stades se heurte plus que jamais à des lignes rouges infranchissables.

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