Une mise à l’écart immédiate pour « protéger » le palace
C’est un véritable séisme dans le monde de la haute gastronomie parisienne. Le directeur général du Plaza Athénée, François Delahaye, a tranché : Jean Imbert ne dirigera plus les cuisines du palace de l’avenue Montaigne. L’annonce, faite lors d’une assemblée générale devant des salariés « mal à l’aise », marque la fin d’une ère entamée en 2021.
« Avec ce qu’il s’est passé dans sa vie privée, on le retire de la tête de gondole », a froidement justifié François Delahaye, le directeur général du palace.
On comprend que la direction a voulu agir vite pour stopper l’érosion de la fréquentation du restaurant, déjà impactée par les révélations successives dans la presse. Voici ce qu’il faut retenir de cette réorganisation interne :
- Fin de la gestion opérationnelle : Jean Imbert n’est plus « donneur d’ordres » en cuisine.
- Remplacement immédiat : C’est Jocelyn Herland, déjà chef exécutif, qui reprend les rênes.
- Rebranding : Le restaurant « JiPa » (Jean Imbert Plaza Athénée) devrait changer de nom d’ici septembre.
Des accusations de violences qui pèsent lourd
Si le contrat du chef devait initialement se terminer en juin, le palace a préféré anticiper cette transition. En cause : la multiplication des témoignages et l’ouverture d’une enquête par le parquet de Versailles. Plusieurs anciennes compagnes, dont l’ex-Miss France Alexandra Rosenfeld et l’actrice Lila Salet, ont dénoncé des faits de violences physiques et psychologiques.
Lila Salet a notamment déposé plainte pour des faits remontant à 2012-2013, incluant des accusations de « séquestration ». De son côté, Alexandra Rosenfeld a témoigné publiquement, évoquant des blessures invisibles qui l’ont « abîmée » durablement. Jean Imbert, lui, conteste fermement une partie de ces accusations par la voix de ses avocates.
« S’il est avéré coupable, je prendrai les responsabilités qui sont les miennes. Mais pour le moment, il est toujours présumé innocent », tempère toutefois la direction du Plaza Athénée.
Un nouveau rôle de « directeur artistique » très encadré
Vous vous demandez si Jean Imbert quitte définitivement l’hôtel ? Pas tout à fait. Dans une manœuvre juridique et contractuelle subtile, le chef conserve un titre de « directeur artistique ». Mais attention, son champ d’action sera désormais très limité :
- Il pourra proposer de nouveaux plats et concepts créatifs.
- Il ne pourra plus exercer d’autorité sur le personnel de cuisine.
- Il n’incarnera plus l’image de marque (le « marketing ») du restaurant.
Cette décision fait suite à une mise en retrait volontaire du chef en août 2025, alors que la tempête médiatique commençait à gronder. En interne, le soulagement semble poindre. Un salarié a confié au Dauphiné Libéré que les équipes étaient « toujours un peu gênées » de citer le nom de leur chef ces derniers mois.
La chute est brutale pour celui qui avait réussi l’exploit de succéder à Alain Ducasse et de décrocher une étoile Michelin en 2022. Après l’arrêt de sa collaboration avec Disneyland Paris en février dernier, l’avenir culinaire de la star de la saison 3 de Top Chef s’inscrit désormais en pointillé, suspendu aux conclusions de la justice.








