C’est un coup de tonnerre qui secoue le monde de la télé-réalité. Alors que la nouvelle saison de la JLC Family débarque sur nos écrans, le mari de Jazz Correia voit son empire dubaïote vaciller sous la pression de la justice française. Entre promesses de richesse rapide et plateformes de trading douteuses, les autorités ont décidé de passer à la vitesse supérieure.
De Grasse à Marseille : la justice change de braquet
Le dossier n’est plus une simple rumeur de réseaux sociaux. Ouverte initialement en mars 2025 par le parquet de Grasse, l’enquête a été transférée en décembre dernier à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) du parquet de Marseille. Un changement de main qui en dit long sur la complexité et la gravité des faits reprochés.
- Les chefs d’accusation : Escroquerie aggravée, blanchiment d’argent, abus de confiance et association de malfaiteurs.
- Le préjudice : Le collectif AVI accompagne 25 victimes pour une perte totale estimée à environ 60 000 euros.
- La cible : Les méthodes de recrutement via les canaux Telegram « BILLIONAIRE » et « Billiogang ».
Pour Laurent Correia, 30 ans, cette escalade judiciaire marque un tournant. Si l’homme d’affaires reste présumé innocent, le parquet de Marseille est désormais chargé de décortiquer des circuits financiers qui s’étendent bien au-delà des frontières de l’Hexagone.
Le mirage du trading et la « liste noire » de l’AMF
Au cœur du scandale, on retrouve le « copy trading », une technique où les abonnés copient les placements d’un trader supposé pro. Laurent Correia aurait massivement orienté sa communauté vers VT Markets, une plateforme de courtage loin d’être recommandée par les experts.
« Cette plateforme figure sur la liste noire de l’Autorité des marchés financiers (AMF) depuis 2024, car elle utilise le Forex, un marché à très haut risque où les particuliers perdent quasi systématiquement leurs économies. » — Source : Le Parisien / L’Informé.
Le business model dénoncé par les victimes et le député Arthur Delaporte est simple mais redoutable : l’influenceur percevrait des commissions à chaque fois qu’un abonné s’inscrit via son lien d’affiliation. Selon les enquêtes en cours, ce type de partenariat pourrait rapporter jusqu’à 50 000 dollars par mois aux influenceurs les plus influents.
La défense de Laurent : « faux comptes » et « élèves »
Face à ces accusations, Laurent Billionaire ne reste pas silencieux. Contacté par L’Informé, il affirme avoir découvert l’existence de cette enquête par voie de presse. Sa ligne de défense repose sur deux piliers principaux : l’usurpation d’identité et le sémantisme.
- L’usurpation : Il prétend être victime de « faux comptes » qui utiliseraient son image pour arnaquer les gens.
- Le statut : Il récuse le terme de « conseils financiers », préférant parler de « partage d’expérience » avec ses « élèves ».
- La langue : En s’exprimant uniquement en anglais, il affirme viser un marché international pour échapper aux régulations françaises.
Un argument que le député Arthur Delaporte balaie d’un revers de main : « Si l’audience et les victimes sont françaises, la langue utilisée ne constitue en rien un bouclier juridique. »
TF1 sous pression : faut-il couper le signal ?
L’affaire prend également une tournure médiatique complexe. Le collectif AVI a officiellement interpellé le groupe TF1, demandant l’arrêt immédiat de la diffusion de la JLC Family. Pour l’association, la chaîne offre une vitrine de respectabilité à un individu aux pratiques « trompeuses et délétères ».
« L’émission n’a aucunement pour objet de mettre en avant ou de médiatiser les activités professionnelles de Laurent Correia qui ne sont pas exposées dans ce programme. » — Réponse du Groupe TF1.
Malgré les signalements auprès de l’Arcom, la diffusion continue. Sur TFX, on préfère se concentrer sur les larmes de Jazz et les crises de couple, occultant totalement les démêlés judiciaires du patriarche. Mais avec une enquête désormais entre les mains de magistrats marseillais spécialisés dans la criminalité organisée, le « divertissement » pourrait bientôt se confronter à une réalité beaucoup moins pailletée.
Pendant que Laurent Billionaire assure ne plus utiliser ses réseaux pour son business, un lien vers son canal Telegram trône toujours fièrement dans sa bio TikTok, suivie par plus d’un million de personnes. La justice, elle, continue de suivre la trace de l’argent.








