Maxime Boudet (Renaissance) en garde à vue à Marseille

Le monde politique marseillais est secoué par une affaire judiciaire visant Maxime Boudet, figure montante du parti Renaissance, soupçonné d’agression sexuelle lors d’une soirée en centre-ville.
maxime boudet marseille

L’onde de choc est réelle à quelques jours du scrutin. Maxime Boudet, 33 ans, n’est pas n’importe qui : porte-parole du parti présidentiel dans la cité phocéenne et 24e sur la liste de Martine Vassal (DVD), il se retrouve aujourd’hui au cœur d’une enquête préliminaire.

Tout aurait basculé dans la nuit du 19 février 2026. Après un débat télévisé entre les candidats à la mairie, une partie de l’équipe de campagne se retrouve dans un établissement de nuit très prisé de la rue Sainte, dans le 1er arrondissement. C’est là que les faits se seraient produits aux alentours de 3 heures du matin.

Voici les éléments clés transmis par le parquet de Marseille :

  • La victime présumée : Un jeune homme de 19 ans, identifié comme un militant du Rassemblement National.
  • Le motif : Agression sexuelle commise en état d’ébriété manifeste.
  • Les faits : Des attouchements au niveau des fesses et du sexe, dénoncés par le plaignant dans une déposition consultée par nos confrères du Figaro.
  • La procédure : Une garde à vue débutée mardi 3 mars, prolongée mercredi avant une libération dans l’attente d’un procès.

Le parquet a été très clair sur la qualification des faits, précisant que l’état d’alcoolisation du cadre politique est un élément central du dossier. Les enquêteurs ont d’ores et déjà saisi les images de vidéosurveillance de l’établissement pour faire la lumière sur cette soirée qui a dérapé.

« Mon client conteste vigoureusement les faits qui lui sont reprochés. Il n’a aucun contrôle judiciaire et nous sommes très étonnés des moyens mis en œuvre pour une affaire de cette nature. » — Me Romain Neiller, avocat de Maxime Boudet.

Du côté de la défense, on joue la carte du complot ou, du moins, du « contexte politique ». L’avocat de Maxime Boudet souligne que le plaignant est un membre actif de la liste concurrente menée par Franck Allisio (RN). Une coïncidence qui, selon lui, interroge sur le timing de la plainte en pleine campagne électorale.

Chez les adversaires, la consigne est à la prudence. Le Rassemblement National a indiqué ne vouloir faire « aucun commentaire », estimant que l’affaire relève de la sphère privée et non du débat politique. Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, a simplement déclaré que « la justice doit faire et fera la lumière ».

  • L’enquête se poursuit pour recouper les témoignages.
  • Maxime Boudet est convoqué devant le tribunal en septembre prochain.
  • Aucune mise en retrait officielle de la liste n’a été annoncée pour l’instant.

On parle ici d’une situation complexe où la parole de l’un s’oppose à celle de l’autre. Si la présomption d’innocence reste la règle, l’impact sur l’image de la campagne de Martine Vassal pourrait s’avérer lourd. Dans un climat de tension permanente entre la majorité présidentielle et l’opposition locale, cet épisode vient rajouter de l’huile sur le feu.

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