Une opération policière d’envergure
Ce matin, l’ambiance n’était pas à la fête dans le manoir de Saint-Gervais-la-Forêt, près de Blois. Quinze policiers, dirigés par le commissaire Éric Lortet, ont investi la propriété pour mener une perquisition. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour des faits de viol et d’agression sexuelle, des accusations confirmées par le procureur de la République, Stéphane Javet.
La plainte, déposée il y a plusieurs semaines par une ancienne compagne de l’influenceur, viserait des événements survenus en 2025. Actuellement entendu par les enquêteurs du service départemental de police judiciaire, Mounim Sabhi pourrait voir sa garde à vue se prolonger jusqu’à 48 heures.
Un personnage clivant sur les réseaux
Si tu suis un peu les tendances TikTok, tu connais forcément ce manoir. Mounim Sabhi, surnommé « Sauvage » par les locaux, s’est fait connaître en filmant le quotidien d’un groupe de jeunes dans cette demeure située en bordure de route nationale. Une « téléréalité » réelle qui a récemment attiré l’attention des médias nationaux, notamment à cause des nuisances sonores incessantes qui exaspèrent le voisinage.
Le site, qui empêche régulièrement le voisinage de dormir lorsque la fête bat son plein autour de la piscine, fait l’objet de nombreuses plaintes des riverains.
Un passif judiciaire chargé
Ce n’est pas la première fois que le nom de Mounim Sabhi apparaît dans les colonnes des faits divers. Le quadragénaire, ancien figure du monde de la nuit, est un habitué des procédures judiciaires :
- Septembre 2025 : Mise en examen pour travail dissimulé, abus de biens sociaux, blanchiment et escroquerie en bande organisée, notamment en lien avec des aides perçues durant la crise Covid.
- 30 avril dernier : Condamnation à un an de prison (dont six mois ferme sous surveillance électronique) pour refus d’obtempérer et conduite en état d’ivresse, après une tentative de fuite lors d’un contrôle de police.
La défense s’interroge
Contacté par nos confrères de La Nouvelle République, son avocat, Me Henri de Beauregard, affirme ne pas avoir de détails sur les motifs précis de cette nouvelle interpellation. Il s’étonne surtout de la chronologie des faits :
L’avocat souligne une coïncidence troublante entre cette opération de police judiciaire et la parution, en fin de semaine dernière, d’un article dans la presse nationale sur les activités de son client.
La suite de la procédure dépendra désormais des éléments recueillis par les enquêteurs. Le parquet devra décider, à l’issue de la garde à vue, s’il ouvre une information judiciaire avec la saisine d’un juge d’instruction ou s’il demande des investigations supplémentaires.







