Le chasseur de scoops se retrouve aujourd’hui dans le viseur de la justice. Nabil El Moudni, mondialement suivi sous le pseudonyme de Nabilflix, a pris tout le monde de court en quittant précipitamment le Maroc pour rejoindre la France.
En effet, son départ s’est orchestré à quelques jours seulement d’une audience cruciale devant les tribunaux marocains. Face à cette dérobade inattendue, un mandat d’arrêt a immédiatement été délivré à son encontre par les autorités du royaume.
Selon les révélations publiées par CGTV, l’affaire prend une dimension d’autant plus dramatique que le blogueur est parti dans l’urgence la plus totale, laissant derrière lui sa femme et leur enfant nouveau-né.
Extorsion, séquestration : des accusations explosives
Pourquoi une telle précipitation ? Le dossier qui attendait Nabilflix au tribunal ne relève pas du simple litige de créateurs de contenu sur les réseaux sociaux. La liste des charges retenues contre lui est particulièrement lourde :
- Au moins cinq à sept plaignants distincts ont déposé plainte contre lui.
- Des accusations formelles d’extorsion de fonds et de séquestration.
- Des poursuites engagées pour escroquerie financière, vol et diffamation en ligne.
Ainsi, la justice marocaine a décidé de passer à la vitesse supérieure. Les magistrats s’activent pour donner une portée internationale à ce mandat d’arrêt. Interpol est d’ores et déjà consulté par les autorités pour envisager une diffusion mondiale, même si aucune notice rouge n’a été confirmée à ce stade.
L’ombre de l’affaire Carla Moreau
Pour les habitués des drames de la télé-réalité, les ennuis judiciaires de Nabilflix rappellent inévitablement ses précédents démêlés avec la justice française.
En 2023, le tribunal judiciaire de Marseille l’avait déjà lourdement sanctionné dans l’affaire de la fameuse « sorcellerie » impliquant Carla Moreau. La justice lui avait formellement interdit de diffuser les vidéos compromettantes de l’ancienne candidate des Marseillais, assortissant la décision d’une astreinte de 20 000 euros par infraction constatée.
La captation d’images ou de données personnelles d’une personne, sans son consentement et leur diffusion sans l’accord de l’intéressé n’est pas permis, rappelait alors le jugement marseillais.
À l’époque, l’enquête avait mis au jour des accords financiers obscurs où des dizaines de milliers d’euros avaient transité pour empêcher la mise en ligne de séquences compromettantes. Un schéma de pressions financières qui fait étrangement écho aux accusations d’extorsion instruites aujourd’hui à Casablanca.
La France peut-elle devenir un refuge ?
Désormais localisé sur le territoire français, le vidéaste échappe pour le moment à une arrestation immédiate sur le sol marocain. Cependant, la coopération policière et judiciaire entre Paris et Rabat pourrait rapidement transformer ce retour impromptu en une complexe bataille d’extradition.
Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour l’influenceur, dont le silence numérique inhabituel prouve que la réalité du banc des accusés a définitivement rattrapé le spectacle des stories YouTube.







