Une agression préméditée à la sortie des cours
Le 27 février dernier, à la sortie du collège Ampère dans l’Ain, la vie d’une jeune fille a basculé. Ce n’était pas une simple dispute de cour de récré, mais un véritable guet-apens. Cinq mineures, dont une lycéenne, l’ont forcée à les suivre loin des regards indiscrets, vers un champ situé au-dessus de la ZUP des Forges.
Ce qui s’est passé ensuite dépasse l’entendement. Selon les informations du Progrès et de La Voix du Nord, les agresseuses ne se sont pas contentées de frapper. Elles ont cherché à briser psychologiquement leur victime en filmant chaque seconde de son humiliation pour la jeter en pâture sur les réseaux sociaux.
Le déroulement des faits est glaçant :
- La victime a été forcée de s’agenouiller.
- Elle a dû prononcer des paroles humiliantes face caméra.
- Ses bourreaux lui ont coupé une mèche de cheveux.
- Elle a été contrainte de manger de l’herbe sous les moqueries.
« On » filme pour humilier davantage
La violence physique a rapidement pris le relais. La jeune fille a reçu une pluie de coups de poing, de pied et même des coups de bâton. Pour échapper à ses tortionnaires, qui la menaçaient alors avec une paire de ciseaux, l’adolescente n’a eu d’autre choix que de se jeter dans une mare à proximité.
« Elle était traumatisée et peinait à marcher lorsqu’elle a été retrouvée par un autre groupe d’adolescentes. » — Source Le Progrès.
Si vous vous demandez comment on en arrive là, les premiers éléments de l’enquête pointent une escalade numérique. Tout aurait commencé par des tensions sur les réseaux sociaux et une première altercation dans un magasin. Une rivalité « seule contre toutes » qui a fini dans le sang et la boue.
La justice saisie : le rendez-vous est pris pour 2026
Grâce aux vidéos diffusées fièrement par les agresseuses elles-mêmes, le groupe a pu être identifié et interpellé par les forces de l’ordre. Le parquet de Bourg-en-Bresse n’a pas tardé à réagir face à la gravité des faits.
Voici ce qu’il faut retenir du volet judiciaire :
- Deux mineures de 13 et 15 ans sont poursuivies pour violences aggravées.
- Trois circonstances aggravantes ont été retenues par le parquet.
- L’audience de plaider-coupable est fixée au 17 juin 2026.
- Les prévenues n’avaient, jusqu’ici, aucun antécédent judiciaire.
Du côté de la famille, l’incompréhension domine. Me Marine Régnier, l’avocate de la victime, a confié à nos confrères de La Dépêche que les proches attendent désormais « une réponse très ferme de la justice ». En attendant le procès, la jeune victime doit tenter de se reconstruire après ce lynchage qui a fait le tour des smartphones de la ville.








