Janvier et Pâques : le démarrage en douceur
À peine les cotillons du réveillon balayés, la première opportunité se présente. Le 1er janvier 2026 tombe un jeudi. C’est le premier test de réactivité de l’année. En posant immédiatement votre vendredi 2 janvier, vous vous offrez un week-end de quatre jours pour récupérer des excès des fêtes. Mieux encore, si vous ajoutez le lundi 5 janvier à la liste, vous commencez l’année par une séquence de cinq jours off.
Le printemps prend le relais avec le traditionnel lundi de Pâques, fixé au 6 avril 2026. Ici, deux écoles s’affrontent. Les minimalistes se contenteront du week-end prolongé de trois jours offert sans effort. Les stratèges, eux, poseront le vendredi 3 avril et le mardi 7 avril. Résultat ? Cinq jours de coupure alors que la météo commence à devenir clémente, idéal pour éviter la foule des vacances scolaires et profiter de tarifs « basse saison ».
Mai 2026 : le jackpot des 17 jours
C’est ici que tout se joue. Le mois de mai 2026 est une anomalie temporelle qui mérite toute votre attention. Les astres s’alignent avec une densité rare de jours chômés : la Fête du travail (1er mai) et la Victoire de 1945 (8 mai) tombent tous les deux un vendredi. Ajoutez à cela le Jeudi de l’Ascension le 14 mai, et vous obtenez le terrain de jeu parfait pour le « grand chelem » des congés.
En posant judicieusement 8 jours, vous pouvez disparaître du bureau pendant 17 jours consécutifs.
Voici la combinaison gagnante à envoyer à votre manager : posez les 4, 5, 6 et 7 mai, ainsi que les 11, 12, 13 et 15 mai. En sacrifiant ces huit jours de votre solde, vous êtes en vacances du vendredi 1er mai au soir jusqu’au lundi 18 mai au matin. C’est plus d’une demi-mois de repos pour le prix d’une grosse semaine de congés.
Si votre solde est plus limité, il reste une option de repli très rentable à la fin du mois. Le lundi de Pentecôte tombe le 25 mai. En posant le vendredi 22 et le mardi 26, vous débloquez cinq jours de repos. Attention toutefois : vérifiez votre convention collective ou les accords d’entreprise concernant la « journée de solidarité ». Si votre employeur décide que le lundi de Pentecôte est travaillé (souvent en échange d’une cotisation autonomie), cette stratégie tombe à l’eau. Renseignez-vous avant de réserver vos billets.
L’été et l’automne : cibler juste
Soyons honnêtes, le cœur de l’été et le début de l’automne 2026 sont moins généreux. Le 15 août (Assomption) tombe un samedi et le 1er novembre (Toussaint) un dimanche. C’est perdu pour les prolongations automatiques. Cependant, tout n’est pas noir.
Le 14 juillet, Fête nationale, sera un mardi. La tactique est simple : poser le lundi 13 juillet vous garantit un week-end de quatre jours. Pour ceux qui veulent couper la semaine en deux, poser les mercredi 15, jeudi 16 et vendredi 17 juillet permet, en ajoutant le lundi 13, d’obtenir 9 jours de vacances consécutifs en n’en « dépensant » que 4.
La revanche de l’automne se joue en novembre. L’Armistice du 11 novembre tombe un mercredi, le pivot idéal pour un « viaduc ». En posant les lundi 9 et mardi 10, ou les jeudi 12 et vendredi 13, vous transformez une semaine de travail banale en une session de cinq jours de repos. Les plus audacieux poseront les quatre jours entourant le 11 novembre pour une pause de neuf jours avant le rush de fin d’année.
Le finish royal de Noël
Pour clôturer 2026 en beauté, le calendrier nous offre un dernier cadeau. Le 25 décembre sera un vendredi. Un week-end de trois jours est donc acquis d’office. Mais c’est en regardant vers 2027 que la stratégie s’affine.
Le 1er janvier 2027 tombera également un vendredi. Il est donc possible de créer un pont géant entre les deux années. En posant les 28, 29, 30 et 31 décembre, vous reliez Noël au Nouvel An sans repasser par la case bureau. C’est l’opportunité de solder vos comptes de congés restants pour profiter de 10 jours consécutifs de fêtes et de repos, du 25 décembre au 3 janvier inclus.
Récapitulatif des dates clés à poser
- Janvier : Vendredi 2 (Pont du Nouvel An).
- Mai (Option Royale) : Les 4, 5, 6, 7 et 11, 12, 13, 15 (Le tunnel de 17 jours).
- Mai (Option Pentecôte) : Vendredi 22 et Mardi 26.
- Juillet : Lundi 13 (Pont du 14 juillet).
- Novembre : Les 12 et 13 (Pont du 11 novembre).
- Décembre : Du 28 au 31 (Trêve des confiseurs).
La règle d’or reste l’anticipation. Ces calculs sont valables pour tous les salariés du privé fonctionnant du lundi au vendredi, mais la validation reste soumise à l’accord de votre employeur. En 2026, les demandes risquent d’affluer pour le mois de mai. Ne laissez pas cette page ouverte trop longtemps : ouvrez votre logiciel RH et déposez vos dates maintenant.








