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Les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (CPGE) constituent la formation d’excellence post-bac de référence en France. Réparties en trois filières (scientifique, économique et littéraire), elles préparent en deux ans aux concours des écoles d’ingénieurs, de commerce, des Écoles Normales Supérieures (ENS) et des écoles vétérinaires.
Implantée en lycée public ou privé sous contrat, la prépa allie encadrement rigoureux, cours de haut niveau et interrogations orales régulières (les « khôlles »). Explore l’annuaire des formations, compare les filières selon ton profil et découvre les méthodes concrètes pour réussir ton admission sur Parcoursup.
La classe préparatoire aux grandes écoles, couramment appelée CPGE, est une formation sélective dispensée au sein des lycées d’enseignement général. En deux années d’études intensives, elle permet de consolider un socle académique de premier plan tout en validant 120 crédits ECTS conformes au schéma universitaire européen LMD.
Contrairement aux amphithéâtres de la faculté où l’autonomie est totale, la prépa conserve des effectifs réduits d’environ trente-cinq élèves par classe. Les étudiants bénéficient d’un encadrement enseignant permanent et d’un suivi individualisé rythmé par :
L’orientation en CPGE se divise en trois grandes familles académiques, elles-mêmes subdivisées en options selon les matières de prédilection des bacheliers :
| Filière CPGE | Voies en 1re année | Matières dominantes | Grandes écoles ciblées | Banques de concours |
|---|---|---|---|---|
| Scientifique | MPSI, PCSI, PTSI, MP2I | Mathématiques, physique, sciences de l’ingénieur, chimie, informatique | Polytechnique (l’X), Écoles Centrales, Mines-Ponts, Arts et Métiers, Télécom, ENS | Concours X-ENS, Mines-Ponts, Centrale-Supélec, CCINP, e3a-Polytech, filière PT |
| Biologique (Agro-Véto) | BCPST, TB | Sciences de la vie et de la Terre, chimie, physique, mathématiques | Écoles nationales vétérinaires (ENV), AgroParisTech, écoles d’agronomie, géologie | Banque Agro-Véto, G2E, Inter-ENS |
| Économique (ECG) | ECG (4 parcours maths/géopolitique/économie), ECT | Mathématiques (approfondies ou appliquées), économie (ESH) ou géopolitique (HGG), culture générale, langues | HEC Paris, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, Audencia, Skema, GEM | BCE (Banque Commune d’Épreuves) et Concours Ecricome |
| Littéraire classique | Hypokhâgne A/L | Philosophie, lettres, histoire, langues vivantes et anciennes | ENS (Ulm, Lyon), École des Chartes, IEP, Saint-Cyr, écoles de journalisme et de commerce | Banque d’Épreuves Littéraires (BEL) |
| Sciences sociales | Hypokhâgne B/L | Mathématiques, sciences économiques et sociales, philosophie, histoire, littérature | ENS (Ulm, Lyon, Paris-Saclay), ENSAE, ENSAI, écoles de commerce, Instituts d’Études Politiques | Banque BLSES, BCE, Ecricome |
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Une fausse idée reçue laisse penser que la prépa est réservée aux familles fortunées. En réalité, la quasi-totalité des classes préparatoires françaises sont implantées dans des lycées publics où les frais de scolarité s’élèvent à 0 euro. Bien que le coût réel d’un élève de prépa pour l’État avoisine les 19 000 euros par an, la formation reste entièrement gratuite pour les familles.
Seule l’inscription obligatoire en cumulatif à l’université partenaire requiert le paiement des droits universitaires nationaux (environ cent soixante-dix euros par an, gratuits pour les boursiers). De nombreux lycées proposent également un internat à tarif très avantageux, et près de 30 % des préparationnaires sont boursiers du Crous.
Chaque année validée en CPGE permet l’obtention d’une Attestation Descriptive du Parcours de Formation (ADPF) délivrée par le proviseur du lycée. Cette attestation octroie 60 crédits ECTS en fin de première année et 120 crédits ECTS en fin de seconde année.
Grâce aux conventions de partenariat signées entre les lycées et les facultés, un étudiant qui ne souhaite pas intégrer d’école ou qui décide de se réorienter intègre directement la troisième année de licence universitaire ou de bachelor sans perdre la moindre année d’études. Après deux ans d’entraînement intensif, les anciens préparationnaires obtiennent d’ailleurs des résultats académiques supérieurs à la moyenne en master universitaire ou en magistère.
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Oui. Dans les lycées publics, les classes préparatoires sont 100 % gratuites et ne demandent aucun frais de scolarité. Les étudiants règlent uniquement l’inscription cumulative à l’université partenaire (environ 175 € par an, gratuite pour les boursiers du Crous). Les lycées privés sous contrat appliquent quant à eux des frais annuels modérés.
Un élève de prépa suit environ 30 à 32 heures de cours par semaine, auxquelles s’ajoutent 2 à 3 heures d’interrogations orales (khôlles) et un devoir surveillé hebdomadaire de 4 heures. En comptant le travail personnel quotidien (exercices, apprentissage des cours, révisions), l’investissement représente entre 50 et 60 heures de travail par semaine.
Il est impossible de perdre ses années d’études en prépa. Chaque année validée octroie 60 crédits ECTS (soit 120 ECTS au terme des deux ans). Grâce aux conventions signées avec les universités, les étudiants peuvent intégrer directement la 3e année de licence (L3) à la fac. De plus, les élèves ont le droit de redoubler leur deuxième année (faire « 5/2 » ou « khûber ») pour retenter les concours.
Non. Si les prépas parisiennes les plus renommées sélectionnent les dossiers d’excellence, il existe plus de 900 classes préparatoires réparties sur tout le territoire. De nombreux lycées de proximité accueillent des élèves sérieux ayant entre 12 et 14 de moyenne au bac, pourvu que les appréciations des professeurs soulignent la régularité, la motivation et l’assiduité.
La prépa conserve le cadre structurant du lycée : cours en classe fixe d’une trentaine d’élèves, présence obligatoire contrôlée, interrogations orales permanentes et devoirs réguliers. La faculté repose sur une autonomie totale en amphithéâtre et des partiels semestriels. La prépa vise la réussite à un concours sélectif, tandis que la fac valide un diplôme national.