Des chiffres qui font grimper la température
On pensait la pause cigarette indétrônable, mais le plaisir solitaire gagne du terrain dans les open spaces. Selon une étude menée par Time Out, 39 % des employés avouent s’être déjà masturbés sur leur lieu de travail. Un chiffre qui grimpe même chez les hommes de 25-34 ans, particulièrement adeptes de ces sessions improvisées.
- 7,4 millions de travailleurs au Royaume-Uni pratiquent la masturbation sur leurs horaires de bureau.
- Les personnes mariées le feraient en moyenne trois fois par semaine au travail, contre une seule fois pour les célibataires.
- La durée moyenne d’une session pour les profils en couple atteint 38 minutes.
Cette tendance, loin d’être anecdotique, a un coût réel pour l’économie. Au Royaume-Uni, ces minutes de plaisir coûteraient environ 154 millions de livres sterling par semaine aux entreprises en temps de travail « détourné ».
Toilettes, local technique et sextoys connectés
Où se cachent ces travailleurs en quête d’orgasme ? Sans surprise, les toilettes et les vestiaires restent les spots favoris pour garantir la discrétion. Mais pour certains, l’adrénaline du risque est un moteur puissant. Les témoignages recueillis par Cosmopolitan révèlent des pratiques plus audacieuses : bureaux vides, locaux techniques fermés à clé ou même réception de restaurant désertée tôt le matin.
« Au début, c’était très stressant, mais après, la peur d’être prise sur le fait n’a fait qu’accentuer l’excitation », confie Jennifer, qui utilisait son accès au local technique pour ses moments intimes.
L’ère numérique facilite aussi ces pratiques à distance. On voit émerger le « Remote-Sex » ou le sexting poussé : 15,2 % des femmes utilisent déjà des sextoys connectés pilotables via application, permettant parfois à un partenaire de participer au plaisir depuis l’autre bout de la ville.
L’orgasme, meilleur allié de votre To-Do List ?
Si la pratique peut faire sourire, les raisons invoquées par les salariés sont très sérieuses. Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement de pulsions, mais d’un véritable outil de gestion du stress. Selon Chemist4U, les bénéfices ressentis sont immédiats et mesurables sur la performance professionnelle.
- 33 % des sondés affirment que cela aide à évacuer la pression des dossiers urgents.
- 24 % notent une amélioration immédiate de leur humeur globale.
- 19 % estiment que cela booste leur concentration pour la suite de la journée.
Scientifiquement, l’explication tient dans la chimie du cerveau. L’orgasme déclenche la libération d’ocytocine et d’endorphines. James O’Loan, pharmacien, explique que ces hormones font chuter le taux de cortisol (l’hormone du stress) et abaissent la tension artérielle. En clair : une petite pause plaisir serait plus efficace qu’un énième espresso pour aborder une présentation tendue.
Un tabou qui se brise, mais une discrétion de rigueur
Malgré la banalisation relative mise en avant par la communauté JOYclub, qui note que 70 % des gens se sont déjà masturbés dans l’espace public (forêts, voitures, plages), le cadre de l’entreprise impose ses limites. Si la masturbation au bureau aide certains à affronter leur charge de travail avec plus de sérénité, elle reste une activité de l’ombre.
L’essor du télétravail a évidemment facilité la chose, brouillant les pistes entre vie pro et vie privée. Mais pour ceux qui sont retournés au bureau, le défi reste le même : profiter des bienfaits de la dopamine sans jamais se faire griller par le manager ou le collègue de bureau. La règle d’or ? Le plaisir oui, mais toujours avec le verrou fermé.








