Lubéron : une fusillade lors d’un mariage fait deux morts dont la mariée

Drame en pleine fête de mariage à Goult, dans le Vaucluse. Une fusillade a éclaté dans la nuit du 21 au 22 juin 2025, faisant deux morts – dont la mariée – et plusieurs blessés graves. Ce fait divers bouleversant secoue la région et relance le débat sur les violences liées aux trafics.
fusillade lubéron

Une fête qui vire au cauchemar

Il est environ 4h30 du matin lorsque des coups de feu retentissent à la sortie de la salle des fêtes de Goult, un village tranquille du Lubéron. Le mariage, célébré la veille, touchait à sa fin. Les époux s’apprêtaient à quitter les lieux lorsque un groupe d’hommes armés et encagoulés a surgi à bord d’un véhicule.

Parmi les victimes, la jeune mariée de 25 ans, originaire d’Apt, a été mortellement touchée. Son époux, âgé de 27 ans et originaire de Cavaillon, a été grièvement blessé. L’un des agresseurs a également été tué, vraisemblablement percuté par le véhicule des mariés dans leur tentative de fuite.

Au total, cinq personnes ont été touchées. Parmi les blessés graves, un enfant de 13 ans présent dans la voiture des mariés et une femme proche du couple. Le pronostic vital de certains blessés reste engagé. Tous ont été pris en charge en urgence par les secours.

Un règlement de comptes en toile de fond ?

Selon plusieurs sources proches de l’enquête, le marié et l’agresseur décédé seraient connus des services de police pour des affaires liées au trafic de stupéfiants. Cette piste d’un règlement de comptes ciblé est activement explorée par les enquêteurs.

La gendarmerie a mobilisé près de 100 agents, avec l’appui de deux équipes cynophiles, d’un hélicoptère et de l’antenne locale du GIGN. L’objectif est clair : retrouver les agresseurs toujours en fuite.

L’enquête est désormais entre les mains de la section de recherche de Marseille, soutenue par les techniciens de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Des experts en balistique et identification criminelle sont déjà à pied d’œuvre.

Un village sous le choc

Dans ce village paisible de 1 000 habitants, l’incompréhension domine. Le maire de Goult, Didier Perello, s’est dit “révolté, en colère et profondément choqué”. La salle des fêtes avait été réservée dès le mois de mars, rien ne laissait présager une telle tragédie.

Des témoins ont confié avoir entendu des bruits « comme des feux d’artifice », avant de réaliser l’ampleur de la scène. L’un d’eux, un chauffeur routier de 55 ans, raconte avoir vu des hélicoptères raser les toits quelques heures après les tirs. L’image d’un mariage se transformant en scène de guerre reste gravée dans les esprits.

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