Assassinat de Lizabete à Nice : le suspect interpellé par le RAID à Grasse

Le soulagement est immense à Nice, trois jours après l’exécution glaçante d’une jeune mère de 23 ans. L’homme suspecté de l’assassinat de Lizabete a été interpellé ce samedi après-midi par les forces d’élite.
lizabeth nice

Une interpellation « mouvementée » à Grasse

La traque aura duré moins de 72 heures. Ce samedi 24 janvier, vers 14h30, les policiers du RAID et de la BRI ont investi la cité des Fleurs, dans un quartier de Grasse (Alpes-Maritimes). Leur cible : un homme de 45 ans, visé par un mandat d’arrêt européen et national, activement recherché depuis mercredi soir.

Selon les premières informations, l’interpellation a été « un peu mouvementée ». L’individu a été immédiatement placé en rétention et devra être présenté à un juge d’instruction dans les 24 heures. C’est la fin d’une angoisse terrible pour les proches de la victime et pour toute une région sous le choc.

Rappel des faits : une exécution devant un bébé

Le drame s’est noué mercredi soir, boulevard Napoléon III, à l’ouest de Nice. Lizabete, une mère de famille « sans histoire » de 23 ans, circulait au volant de sa voiture quand le cauchemar a commencé. Un individu à scooter s’est porté à sa hauteur avant de tirer une dizaine de balles à travers la vitre.

L’horreur de la scène est amplifiée par une présence insoutenable : la petite Ayla, le bébé de 7 mois de la victime, se trouvait sur le siège passager au moment des tirs. Par miracle, l’enfant est indemne physiquement, mais le traumatisme est absolu.

La piste du drame intrafamilial

L’enquête s’est très vite orientée vers une « piste intrafamiliale ». Le suspect, un agent municipal niçois d’origine portugaise, n’est autre que l’ex-compagnon de la mère du conjoint de Lizabete (la belle-mère par alliance de la victime).

L’homme était déjà connu des services de police. La semaine précédant le meurtre, il avait été placé en garde à vue pour des violences aggravées sur cette même femme, avant d’être relâché sous contrôle judiciaire avec interdiction de l’approcher. Il est également soupçonné d’avoir emprunté le scooter qui a servi lors de l’attaque.

Une ville solidaire

L’émotion à Nice est palpable. Une minute de silence a été observée vendredi à l’Hôtel de ville et la campagne des élections municipales a été suspendue. Pour la petite Ayla, désormais orpheline de mère, le maire Christian Estrosi a promis le statut de « Pupille de Nice » afin de garantir un accompagnement durable de la ville.

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