Squeezie condamné : 80 000€ d’amende pour sa marque Yoko

Le célèbre youtubeur Squeezie vient de perdre son ultime bras de fer judiciaire concernant sa marque de vêtements, avec une condamnation à verser 80 000 euros à l’un de ses anciens prestataires.
squeezie yoko

Un litige financier qui remonte aux débuts de Yoko

L’histoire commence en 2018, au moment où Lucas Hauchard, alias Squeezie, s’apprête à lancer Yoko avec son frère. Pour la fabrication et le design, ils font appel à la société Dropshirt. Mais alors que la marque décolle en 2019, le youtubeur quitte le groupe Webedia pour fonder sa propre agence, Bump. C’est ici que les problèmes de factures commencent.

Le fournisseur réclame alors plus de 60 000 euros pour des prestations réalisées début 2019. De son côté, l’équipe de Squeezie estime que ces dettes concernent l’ancienne gestion sous Webedia. S’ensuit un refus de paiement qui va mener les deux parties devant le tribunal de commerce de Paris, engageant une procédure qui aura duré près de six ans.

La condamnation s’alourdit en appel pour le youtubeur

Après une première condamnation en 2022, Squeezie et sa société Yoko Gang avaient décidé de faire appel. Ils pointaient du doigt des « marges occultes » perçues par leur partenaire et demandaient 83 000 euros de réparation. Mais selon les informations révélées par L’Informé et confirmées par BFM Tech, la justice a finalement donné raison au fournisseur.

Le verdict est tombé : la condamnation est confirmée et même revue à la hausse. Squeezie doit désormais payer 80 000 euros, un montant qui inclut les factures initiales, mais aussi 8 103 euros de pénalités de retard et 7 500 euros de frais de procédure. Son avocat a déjà annoncé qu’aucun recours en cassation ne serait déposé, marquant ainsi la fin définitive de ce dossier.

« On a sous-estimé le travail » : Squeezie revient sur cet échec

Au-delà de ce procès, c’est l’ensemble du projet Yoko qui s’est avéré être un gouffre financier. Lors d’un passage récent dans l’émission « Zack en roue libre », le créateur aux 20 millions d’abonnés a admis avoir perdu des centaines de milliers d’euros dans cette aventure. Il y confesse avoir sous-estimé la complexité de gérer une marque de mode, entre les pressions sur les prix et les rapports de force avec les usines.

C’était une superbe aventure, mais on a sous-estimé le travail que ça représente d’avoir une marque. C’est compliqué économiquement, ça demande un temps fou.

En plus de ses déboires avec Dropshirt, la marque avait aussi été attaquée par une entreprise finlandaise pour un litige sur le nom « Yoko », déjà déposé. Squeezie avait dû verser 100 000 euros pour clore ce dossier. Malgré ces échecs répétés, le vidéaste assure sortir grandi de l’expérience, affirmant que ces erreurs lui ont permis de mieux structurer le merchandising de son équipe e-sport, Gentle Mates.

Ce qu’il faut retenir de l’affaire Yoko

  • La condamnation : 80 000 euros à payer suite à la décision de la cour d’appel.
  • Le motif : Des factures impayées datant de 2019 et 2020 auprès du fournisseur Dropshirt.
  • Les raisons de l’arrêt : Un manque de temps, des coûts trop élevés et des litiges juridiques sur le nom de marque.
  • La suite : Squeezie accepte la décision et ne fera pas appel devant la Cour de cassation.

Pour le multimillionnaire, cette condamnation sonne le glas d’une aventure entrepreneuriale lancée avec passion mais rattrapée par les réalités du business textile. On ne l’y reprendra plus, ou du moins, plus de la même manière.

Actualités

Abonne toi à la Newsletter

Acquisition > Newsletter : Sidebar