Meurtre de Justine Vayrac : qui est Lucas Larivée ?

Le procès de Lucas Larivée s’ouvre ce lundi 16 mars 2026 à Tulle, plongeant à nouveau la France dans l’effroi d’un crime qui a brisé la vie de Justine, 20 ans.
lucas larivee

Derrière ce que certains décrivent comme un « visage d’ange », l’accusé de 24 ans cache une personnalité complexe que les experts psychiatres n’hésitent plus à qualifier de sociopathique. Trois ans après les faits, le portrait de ce jeune ouvrier agricole de Beynat se précise, révélant un sang-froid et une absence de remords qui sidèrent les enquêteurs.

Un comportement glaçant après le crime

Ce qui frappe le plus dans le dossier d’instruction, c’est l’attitude de Lucas Larivée dans les heures qui ont suivi la mort de Justine. Alors que le corps de la jeune maman était enterré près de l’exploitation familiale, l’accusé a continué sa journée comme si de rien n’était, multipliant les faux-semblants.

  • Manipulation : Il a envoyé des messages Instagram à Justine (« T’es où ? ») alors qu’il savait qu’elle était morte.
  • Cynisme : Il a reçu une amante dans son lit quelques heures seulement après le drame, sur les lieux mêmes du crime.
  • Série Dahmer : Le soir venu, il a regardé plusieurs épisodes de la série consacrée au tueur en série cannibale Jeffrey Dahmer.

Interrogé plus tard sur ce visionnage sordide, l’agriculteur devra s’expliquer devant la cour d’assises de la Corrèze sur ce qui ressemble fort à une fascination morbide.

Un passé marqué par l’impulsivité et le feu

L’enquête a également révélé que Justine n’était peut-être pas la première victime de la violence de Lucas Larivée. Bien avant ce drame, le jeune homme avait déjà eu affaire à la justice pour un incendie volontaire dans la ferme de ses anciens patrons.

« S’il y a un trait saillant dans sa personnalité, c’est la propension au mensonge. »

Cette phrase de la procureure de la République, lors d’un précédent procès, résonne aujourd’hui avec une force particulière. Les experts décrivent un garçon « lisse » en apparence, mais doté d’une immense intolérance à la frustration et d’un narcissisme inquiétant. Pour ses anciens employeurs, le passage à l’acte était une vengeance après une simple réunion de travail qui lui avait déplu.

Le procès de la vérité ou des mensonges ?

Aujourd’hui, Lucas Larivée reconnaît les coups portés à Justine, mais il conteste toujours fermement l’intention de donner la mort et l’accusation de viol. Il maintient la version d’un rapport consenti qui aurait dégénéré, une thèse contredite par les expertises médicales qui ont relevé des traces de strangulation et des lésions graves.

  • La ficelle : Une ficelle a été retrouvée autour du cou de la victime, pointant vers un acte prémédité ou une violence extrême.
  • Le « Noé » imaginaire : Pendant des jours, il a inventé de toutes pièces un complice nommé Noé pour égarer la police.
  • L’omerta à Beynat : Dans son village, le silence est désormais la règle, tant le choc de découvrir un meurtrier présumé parmi les « enfants du pays » reste vif.

Face aux douze parties civiles et à la famille de Justine qui réclame une « vraie perpétuité », Lucas Larivée risque de passer le reste de ses jours en prison. Le verdict, attendu à la fin de la semaine, devra trancher entre l’accident de parcours plaidé par la défense et la dérive d’un prédateur sociopathe décrite par l’accusation.

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