Le jackpot du privé : des millions grâce à la robe
Si Rachida Dati est une figure incontournable de la politique française, c’est dans le secteur privé qu’elle a bâti le plus gros de sa fortune. Son activité d’avocate internationale a littéralement fait exploser ses compteurs bancaires ces dernières années.
En 2022, elle a déclaré des honoraires records dépassant les 2 millions d’euros nets, soit environ 173 000 euros par mois. On est loin de ses débuts où elle touchait entre 30 000 et 65 000 euros par an.
- Honoraires 2022 : 2 078 847 € nets.
- Activités 2024 : 116 762 € perçus pour des dossiers traités avant son entrée au gouvernement.
- Droit d’auteur : Environ 26 000 € pour son livre « La confiscation du pouvoir » en 2019.
« Ce niveau de revenus tranche nettement avec les années précédentes… des paiements liés à des affaires complexes dans le domaine des arbitrages internationaux. » — Source HATVP / Marie France.
Un portefeuille boursier digne d’une pro
Vous pensiez qu’elle laissait dormir son argent sur un Livret A ? Pas vraiment. Rachida Dati est une investisseuse redoutable qui mise sur les poids lourds du CAC 40 et de l’économie européenne. Son patrimoine financier est ultra-diversifié.
Elle possède notamment un compte-titres valorisé à 2,8 millions d’euros et des assurances-vie qui dépassent la barre des 2 millions d’euros. Sa stratégie ? Miser sur des leaders mondiaux avec un réinvestissement systématique des dividendes.
- Actions Tech & Industrie : SAP, Thales, Air Liquide.
- Luxe et Conso : LVMH, L’Oréal, Inditex (Zara).
- Énergie et Banque : TotalEnergies, BNP Paribas, Santander.
- Liquidités : Plus de 313 000 € dorment sur ses comptes courants.
Immobilier et « objets précieux » : les zones d’ombre
Côté pierre, le patrimoine paraît presque modeste par rapport au reste : un 37 m² dans les Hauts-de-Seine (238 650 €) et une maison en Saône-et-Loire (88 000 €). Cependant, des actifs au Maroc et un terrain à l’étranger complètent ce tableau selon certaines sources.
Mais c’est sur les accessoires que le débat s’enflamme. Une collection de bijoux et de montres de luxe, estimée à 420 000 euros, a fait couler beaucoup d’encre. Initialement absente de ses déclarations, cette somme est au cœur des critiques sur la transparence de l’élue.
L’ombre judiciaire de l’affaire Renault-Nissan
Cette fortune n’est pas sans nuages. La ministre est mise en examen depuis 2021 pour « corruption passive » et « trafic d’influence passif ». La justice s’intéresse de très près à 900 000 euros versés par une filiale de Renault-Nissan entre 2010 et 2012.
Le point de friction ? Savoir si cette somme rémunérait un travail réel d’avocate ou une activité de lobbying auprès du Parlement européen, ce qui est strictement interdit pour un député en exercice. Rachida Dati, de son côté, conteste fermement toute irrégularité.
Entre ses indemnités de ministre (environ 7 700 € nets par mois) et ses mandats locaux, la candidate à la mairie de Paris continue de piloter un empire financier qui la place dans le top 3 des membres les plus riches du gouvernement.








