Gaël Monfils

Le tennis français s’apprête à tourner l’une de ses pages les plus spectaculaires : Gaël Monfils a officialisé sa retraite pour la fin de la saison 2026, marquant le crépuscule d’une carrière de plus de vingt ans.
gael monfils parcours

Surnommé « Sliderman » pour ses glissades improbables ou « La Monf’ » par ses fans, le Parisien de 39 ans ne laisse personne indifférent. Capable de coups de génie « ubuesques » et de remontées fantastiques, il incarne une certaine idée du tennis : celle du plaisir, du spectacle et d’une liberté totale sur le court. Mais derrière l’image du joueur fantasque se cache un athlète à la longévité effarante et un gestionnaire avisé qui fascine aujourd’hui les étudiants en management sportif.

Une ascension fulgurante : de La Courneuve aux sommets

Tout commence à La Courneuve, où Gaël découvre la petite balle jaune à seulement quatre ans. Très vite, son élasticité et sa force explosive frappent les esprits. En 2004, il réalise ce que peu ont accompli : un « Petit Chelem » chez les juniors, remportant l’Open d’Australie, Roland-Garros et Wimbledon la même année.

Pourtant, Monfils n’oublie jamais d’où il vient. Même au sommet, il reste entouré de sa bande de potes, surnommée « le carré staff », composée d’étudiants en économie, en physique ou en école de commerce. Cette garde rapprochée l’aide à garder les pieds sur terre alors que les sponsors commencent à se l’arracher.

« Gaël n’est pas un robot. Il a besoin de ses amis, de ses racines. C’est un esprit libre qui a toujours refusé d’être mis dans une cage, même celle du haut niveau. »

Un modèle de longévité et de résilience

Si le sacre suprême en Grand Chelem lui a toujours échappé, Monfils affiche des statistiques qui font baver les analystes sportifs. En novembre 2016, il atteint le 6ème rang mondial, le sommet de sa carrière. Sa force ? Une résilience à toute épreuve malgré les blessures répétées au genou ou au poignet.

  • Top 100 : Plus de 1 000 semaines passées dans l’élite mondiale, un record partagé avec Djokovic et Nadal.
  • Titres : 13 trophées ATP, dont une victoire historique à Auckland en 2025 à l’âge de 38 ans.
  • Régularité : Au moins une finale disputée chaque année pendant 19 saisons consécutives (2005-2023).

Le « Business-Man » : une gestion qui inspire les étudiants

Pour les étudiants en finance ou en gestion de patrimoine, le cas Monfils est une mine d’or. Loin de l’image du sportif dépensier, Gaël a su bâtir un véritable empire financier estimé entre 10 et 20 millions d’euros. Ses gains en tournois (Prize Money) dépassent les 23,7 millions de dollars en 2025.

Passionné de finance, il gère lui-même ses investissements, une rareté sur le circuit. Son portefeuille est un modèle de diversification que l’on pourrait étudier en cours de stratégie :

  • Immobilier : Des placements massifs en Floride et en Suisse.
  • Crypto & Tech : Un pionnier des investissements dans les monnaies virtuelles et le streaming (Twitch).
  • Sponsoring malin : Son passage chez Artengo (Decathlon) en 2022 a marqué les esprits, privilégiant une marque française accessible plutôt que les géants américains.

« Il gère sa carrière comme une startup. Il comprend les codes du digital, du poker professionnel et de l’investissement immobilier. C’est un profil complet. »

2026 : La tournée d’adieu d’un père de famille

La vie de Gaël a changé en octobre 2022 avec la naissance de sa fille, Skaï. Marié à la championne ukrainienne Elina Svitolina, le joueur ne cache plus que ses priorités ont évolué. « Ma fille et ma famille sont ma priorité », confiait-il récemment. Son installation en Suisse, bien que motivée par la fiscalité, lui permet surtout de préserver ce cocon familial.

L’annonce de sa retraite pour la fin 2026 promet une saison chargée en émotions. Cette tournée d’adieu passera par ses jardins préférés : l’Open d’Australie, Roland-Garros et son dernier Paris-Bercy. Pour les étudiants qui l’ont suivi depuis leurs premières raquettes, c’est la fin d’une époque.

On retiendra de lui ses plongeons désespérés, ses smashs 360° et sa joie communicative. Le circuit perd son plus grand acrobate, mais le monde du business sportif gagne sans doute l’un de ses futurs grands visages. Gaël Monfils quitte le court sans regret, avec le sentiment d’avoir offert deux décennies de spectacle pur au monde entier.

Actualités

A la recherche d'un établissement ?

Laissez-vous séduire par notre sélection des meilleures écoles près de chez vous !

Les formations à la une

Abonne toi à la Newsletter

Acquisition > Newsletter : Sidebar