Un parcours scolaire digne d’un film
Né à Paris en 2003, Maxime Raynaud n’est pas un profil comme les autres dans le paysage du basket français. Alors que la plupart des futurs cracks rejoignent le Pôle France ou des centres de formation professionnels dès l’adolescence, lui fait un choix radical : privilégier ses études.
Le gamin de 2,16 m intègre le prestigieux lycée Henri-IV. Résultat ? Un bac scientifique mention « Très Bien » en poche en 2020. Son rêve secret à l’époque n’est pas forcément de fouler les parquets de la Grande Ligue, mais plutôt de décrocher la lune, littéralement.
« Je pensais surtout à la NASA avant de partir. C’est toujours un rêve. Mais maintenant, la priorité, c’est de jouer en NBA », confiait-il à Eurosport en 2024.
Stanford : quand le réseau vaut plus que des millions
Après son bac, le pivot s’envole pour la Californie. À l’université de Stanford, il ne se contente pas de dominer la raquette avec le Cardinal. Il valide un double diplôme en informatique et en mathématiques, spécialisation Intelligence Artificielle. Un « matelas de secours » plutôt solide pour celui qui a refusé des ponts d’or pour rester fidèle à son projet académique.
- Le choix du cœur : Il a refusé une offre de 1,7 million de dollars d’une autre université pour rester à Stanford.
- Le prestige : Une faculté qui a formé des légendes comme Brook Lopez ou Robin Lopez.
- Le niveau : Il boucle son cursus en 2025 avec des moyennes impressionnantes de 20,2 points et 10,6 rebonds.
Ce passage par le circuit universitaire américain lui a permis de polir son jeu tout en construisant un réseau intellectuel hors du commun. Pour lui, le diplôme était tout aussi crucial que la Draft NBA.
L’ascension fulgurante chez les Kings de Sacramento
Sélectionné en 42e position lors de la Draft 2025 par les Kings de Sacramento, Raynaud commence son aventure pro dans l’ombre. Mais le destin frappe à la porte quand la star Domantas Sabonis se blesse. Propulsé sur le devant de la scène fin 2025, le Français ne lâche plus sa chance.
Sous l’aile de vétérans comme Russell Westbrook, il apprend les ficelles du métier. Son intelligence de jeu, souvent décrite comme celle d’une « éponge » par son coach Doug Christie, fait des merveilles. Il enchaîne les performances de haut vol, signant même un record personnel à 32 points le 17 mars 2026.
« Je sais où je dois être et quand. C’est plus facile que lors du premier jour du camp d’entraînement », explique-t-il avec la lucidité qui le caractérise.
Quel est le salaire et la fortune de Maxime Raynaud ?
Passer du statut d’étudiant à celui de star de la NBA change radicalement la dimension financière. En signant avec les Kings, Maxime Raynaud a sécurisé un contrat de trois saisons (dont deux garanties) pour un montant total proche des 6 millions de dollars.
- Salaire annuel (2025) : Environ 1 272 870 dollars (soit 1,1 million d’euros).
- Sponsors : Il est sous contrat avec l’équipementier Nike.
- Durée du contrat : Jusqu’en 2027, avec une option pour l’équipe pour une année supplémentaire.
Si sa fortune exacte reste difficile à chiffrer précisément, ses revenus garantis et ses contrats de sponsoring font déjà de lui l’un des jeunes sportifs français les mieux payés. Une belle récompense pour celui qui, quelques années plus tôt, préférait les bancs de Charenton aux sirènes des centres de formation.
L’autre « ovni » ami de Victor Wembanyama
On ne peut pas parler de Maxime Raynaud sans évoquer son lien avec Victor Wembanyama. Les deux géants se sont connus au centre de formation de Nanterre et en équipe de France U16. S’ils sont aujourd’hui rivaux sur les parquets américains, leur complicité reste intacte, notamment autour d’un échiquier.
Maxime se targue même d’avoir battu « Wemby » aux échecs lors de la préparation pour les Jeux Olympiques. Sur le terrain, leur duel en mars 2026 a tourné à l’avantage de Raynaud qui a planté 32 points face aux Spurs de son ami. Une rivalité saine qui tire le basket français vers le haut.
Aujourd’hui, l’objectif est clair pour le pivot des Kings : s’installer durablement comme un titulaire indiscutable en NBA et viser une place de choix avec les Bleus pour la Coupe du Monde 2027. Entre les lignes de code et les lignes de stats, Maxime Raynaud n’a pas fini de nous surprendre.
















