La « blague » qui ne passe pas
Tout commence le 12 mars dernier. Didier Gaspard Owen Maximilien, étudiant à l’antenne singapourienne de l’école de commerce Essec, décide de se filmer en pleine action dans un centre commercial. Dans la vidéo, publiée sur Instagram, on le voit lécher une paille avant de la replacer innocemment dans son distributeur de jus d’orange.
Le jeune homme accompagne sa publication d’un message provocateur : « city is not safe » (la ville n’est pas sûre). Si l’objectif était sans doute de faire le buzz, le résultat a été immédiat et radicalement inverse : la vidéo a provoqué une onde de choc sur la toile, entre indignation et dégoût profond des internautes singapouriens.
Une justice singapourienne intransigeante
À Singapour, les autorités ne plaisantent ni avec l’hygiène publique, ni avec l’ordre social. Les conséquences pour le jeune homme sont désormais bien réelles et le retour à la réalité est brutal.
- Inculpation pour trouble à l’ordre public : Le jeune homme risque jusqu’à 3 mois de prison et une amende.
- Dégradation de biens : Accusé d’avoir causé un préjudice à la société iJooz, il risque jusqu’à 2 ans de prison supplémentaires.
L’entreprise exploitant le distributeur automatique a été contrainte de remplacer les 500 pailles présentes dans la machine pour garantir la sécurité sanitaire des clients.
Le poids des conséquences
Didier Gaspard Owen Maximilien, qui réside dans la cité-État grâce à un visa étudiant, est désormais au cœur d’une procédure judiciaire serrée. Les accusations ont été déposées devant un tribunal de district et une audience cruciale est fixée au 22 mai prochain.
Face à la gravité de la situation, ses parents auraient fait le déplacement depuis la France pour le rejoindre et le soutenir durant cette épreuve. Ce fait divers rappelle, si besoin était, que les lois locales singapouriennes, extrêmement strictes, s’appliquent à tous, sans exception, et qu’une recherche de viralité sur Instagram peut coûter beaucoup plus cher qu’un simple bad buzz.








