GTA et crime : l’incroyable fail de l’alibi numérique de Stephen McCullagh

Le YouTubeur Stephen McCullagh pensait avoir réalisé le braquage du siècle en utilisant un faux live Gaming pour couvrir le meurtre de sa compagne enceinte. Mais en 2026, la justice irlandaise a définitivement brisé ce scénario digne d’un mauvais film.
stephen mccullagh

Le « Live » de l’horreur : une mise en scène macabre

Le 18 décembre 2022, les 37 000 abonnés de la chaîne « Votesaxon07 » pensent assister à un stream classique. Pendant six heures, McCullagh joue à Grand Theft Auto: Vice City, boit une Guinness et porte un bonnet de Noël. Il intitule sa vidéo « Violent Night » et prévient ses viewers qu’un bug technique l’empêche de répondre aux commentaires en direct.

Ce que ses fans ignorent, c’est que ce stream est une supercherie totale :

  • La session de jeu a été pré-enregistrée quatre jours plus tôt.
  • Pendant que la vidéo tourne sur YouTube, McCullagh est à 30 km de là.
  • Il porte un déguisement (perruque et gants) pour rejoindre le domicile de Natalie McNally.

« C’était un complot sophistiqué, calculé et de sang-froid par un homme capable d’une tromperie dépassant l’imagination », a déclaré l’accusation lors du procès à Belfast.

Le fail technique qui a tout changé

L’alibi a fonctionné… pendant un temps. Juste après le meurtre de Natalie, enceinte de 15 semaines, McCullagh joue la comédie du petit ami dévasté. Il appelle les secours en pleurant, assiste à la veillée funèbre et réalise même un montage vidéo hommage pour les funérailles. La police l’écarte initialement de la liste des suspects grâce à son « direct » YouTube.

Mais les experts en cybersécurité ont fini par flairer l’embrouille. En analysant ses ordinateurs, ils découvrent que le fichier de 6 heures a été stoppé net et supprimé manuellement quelques minutes après son retour à la maison. Plus glaçant encore : pendant le faux live, on l’entend chanter « I need to kill this bitch » (je dois tuer cette p***) lors d’une mission de GTA où il doit abattre une femme.

Voici les indices qui ont fait s’effondrer son château de cartes :

  • L’analyse forensique prouvant que le stream était un fichier local lancé en différé.
  • Les caméras de surveillance montrant un homme masqué dans le bus, dont la démarche trahit le YouTubeur.
  • Une photo sur ses réseaux sociaux où il pose avec la même perruque utilisée pour son déguisement.

Un profil de manipulateur démasqué

Le procès a révélé une face cachée bien sombre derrière le « weirdo des robots » de Bumble. McCullagh n’en était pas à son coup d’essai en matière de manipulation numérique. Il avait déjà été arrêté pour avoir agressé une ex-petite amie et enregistré secrètement ses séances de thérapie.

Après le meurtre de Natalie, il a même poussé le vice jusqu’à laisser son téléphone caché chez les parents de la victime pour enregistrer leurs conversations privées et savoir s’ils le soupçonnaient. Une tentative d’espionnage qu’il a tenté de justifier par un « bug » de son smartphone.

« Il a menti et menti encore, à sa victime, à sa famille et à la police », a martelé le procureur Charles MacCreanor KC.

Face aux preuves accablantes, le jury n’a mis que deux heures pour rendre son verdict. Stephen McCullagh a été condamné à la prison à perpétuité. Pour la famille de Natalie, c’est la fin d’un cauchemar où le virtuel avait tenté d’effacer la réalité d’un crime barbare. 

Actualités

Abonne toi à la Newsletter

Acquisition > Newsletter : Sidebar