Jeffrey Epstein et son projet délirant de « super-race »

Derrière les scandales de trafic sexuel, Jeffrey Epstein cachait une obsession encore plus sombre : le transhumanisme. Le milliardaire déchu ne voulait pas seulement dominer le présent, il comptait utiliser la génétique pour laisser une empreinte indélébile sur l’humanité.
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Zorro Ranch : le projet d’une « ferme humaine » au Nouveau-Mexique

C’est une révélation digne d’un film de science-fiction dystopique. Selon une enquête du New York Times, Epstein prévoyait de transformer son immense propriété, le Zorro Ranch, en une véritable base d’insémination. Son objectif ? Féconder jusqu’à 20 femmes simultanément avec son propre sperme pour donner naissance à une lignée d’enfants porteurs de son ADN.

Persuadé de la supériorité de son patrimoine génétique et de son intelligence, le financier a exposé ce plan à de nombreux scientifiques et hommes d’affaires dès le début des années 2000. Bien que ce projet semble être resté au stade du fantasme, l’idée d’utiliser l’ingénierie génétique pour créer une « super-race » montre l’ampleur de son délire mégalomane et eugéniste.

L’infiltration du monde scientifique par l’argent d’Epstein

Pour donner de la crédibilité à ses délires, Epstein n’a pas hésité à sortir le carnet de chèques. Il a arrosé de dons les institutions les plus prestigieuses, comme le MIT ou Harvard. Au total, il aurait versé 6,5 millions de dollars au programme de « dynamique évolutive » d’Harvard. Son but était simple : s’entourer des plus grands cerveaux, dont Stephen Hawking ou le généticien George Church, pour explorer les limites de la biologie humaine.

De nouveaux emails révèlent qu’il a même payé pour des tests génétiques poussés. Il cherchait notamment à utiliser la technologie CRISPR pour introduire des mutations dans ses propres cellules afin d’augmenter sa longévité. Il a également financé à hauteur de 20 000 dollars l’association Humanity Plus, un pilier du mouvement transhumaniste qui prône l’amélioration des capacités humaines par la technologie.

Cryogénie et testicules : le fantasme de l’immortalité

Jeffrey Epstein ne comptait pas s’arrêter à la simple reproduction massive. Le milliardaire prévoyait de se faire cryogéniser après sa mort. Mais pas n’importe comment : il souhaitait que sa tête et ses testicules soient conservés dans l’azote liquide. Son espoir ? Être « réanimé » dans le futur grâce à des technologies encore inexistantes pour continuer à répandre son ADN.

Aujourd’hui, la communauté scientifique tente désespérément d’effacer les traces de ce lien gênant. Si son argent était hier le bienvenu, ses idées sont désormais qualifiées d' »imposture intellectuelle » par des experts comme le psychologue Steven Pinker. Entre eugénisme inspiré des heures les plus sombres de l’histoire et délires futuristes, Jeffrey Epstein a utilisé sa fortune pour tenter de devenir le « père » d’une humanité modifiée.

« Je suppose qu’Epstein croyait réellement que son ADN était supérieur à celui de la plupart des gens », résume un contributeur du forum Transhuman.

Le « Projet Vénus » et les secrets des gènes

Parmi les documents confidentiels, on trouve des traces d’un mystérieux « Projet Vénus ». Bien que très opaque, ce projet impliquait l’étude génétique des traits du visage sur plus de 200 participants. Epstein était fasciné par la manière dont les gènes dictent l’apparence physique, un élément clé de sa quête pour sélectionner les caractéristiques de sa future descendance.

Même après sa mort en 2019, les archives continuent de révéler une personnalité obsédée par le contrôle biologique. Plus qu’un simple prédateur, Jeffrey Epstein se voyait comme un architecte de l’évolution, prêt à tout pour que son nom et ses gènes ne s’éteignent jamais. Une dérive sectaire et eugéniste qui rappelle que, sans éthique, la science peut devenir l’outil des pires narcissismes.

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